Autosur, la société spécialisée dans le contrôle technique de véhicules, a été victime d'une cyberattaque. Résultat : les données de 10 millions de clients sont en vente sur le Dark Web, dont des informations très sensibles sur les véhicules.
Une étude Checkmarx / Censuswide révèle que les développeurs interrogés disent être meilleurs en sécurité, avec une compétence plus grande. Mais il y a énorme mais qui pondère ce sentiment d'amélioration : le manque de temps pour être efficace et réellement appliquer le secure by design.
L'étude DevSecOps Evolution : from DevEx to DevSecOps analyse les pratiques des équipes de développement dans les grandes entreprises. L’étude révèle que, malgré une certaine progression, les équipes de développement et de sécurité peinent à aligner flux de travail et métriques associées. Bref : il y a un peu de mieux mais le fossé reste colossal.
Quelques chiffres qui font réflêchir :
21 % des développeurs interrogés déclarent que la sécurité est leur priorité absolue lors du codage
99,6 % des participants ont eu accès à des formations dédiées à la sécurité, 90 % d'entre eux estimant l’efficacité de ces dernières de moyenne ou élevée
41,53 % déclarent comprendre les tickets de vulnérabilité qu'ils reçoivent, ainsi que la manière dont ces vulnérabilités se manifestent lors de l'exécution, entre 41 et 60 % du temps
72 % des développeurs consacrent plus de 17 heures par semaine à des tâches liées à la sécurité et un sur quatre y consacre plus de 25 heures
Checkmarx préconise 4 étapes pour faire du DevSecOps :
Étape 0 - Sécurité réactive : l’AppSec est « intégré » au développement, créant un goulot d'étranglement et agissant comme un frein au déploiement.
Étape 1 - Axé sur la sécurité : l’AppSec détecte et transmet les vulnérabilités aux développeurs, qui sont bombardés d'alertes sans recevoir aucune aide à la remédiation.
Étape 2 – Axé sur le DevEx : les outils sont directement intégrés à l'environnement de développement (IDE), ce qui permet aux développeurs de corriger les vulnérabilités à l'aide de conseils de remédiation sans perturber leur flux de travail.
Étape 3 – DevSecOps mature : la culture DevSecOps est désormais solidement ancrée. Les équipes de sécurité et de développement partagent une vision commune en matière de politiques, de gouvernance et de collaboration. La formation, dispensée directement dans l’environnement de développement IDE au moment opportun, assure une montée en compétences ciblée. Par ailleurs, des objectifs clairs et des indicateurs de performance harmonisés permettent de suivre efficacement les progrès.
Un autre élément de l'étude pointe que 28 % du temps consacré à la sécurité sont pour la résolution et la fixation des failles. 45 % du temps est dédié à faire du code sécurisé (reste à savoir où et comment).
« En 2024, le DevSecOps a connu une phase de transition en France, portée par une prise de conscience croissante et des efforts pour intégrer la sécurité à chaque étape du développement. Pourtant, des défis persistent, notamment le manque de ressources, des budgets contraints et des organisations encore cloisonnées. Si des avancées ont été réalisées, 2025 sera une année clé pour structurer et généraliser durablement le DevSecOps en France face à un cadre réglementaire de plus en plus exigeant. » conclut Fabien Petiau, Country Manager France de Checkmarx.
Vous ne savez probablement pas ce qu'est un "disposable email domain" ? Mais si je vous dis Yopmail, MailDrop, MailNesia cela vous parle ?
Un "disposable email domains" est donc un domaine autorisant la création temporaire de boites email soit gratuitement soit contre de la cryptomonnaie.
Ces boites email sont du pain béni pour des hackers souhaitant créer massivement des emails temporaires ou pour créer des comptes. Ces domaines constituent un réel cauchemar pour les éditeurs de solutions en ligne.
Une liste noire de noms domaines
Heureusement, une initiative collaborative sur Github vise à lister les noms de domaine des sites fournissant des emails poubelles pour permettre d'améliorer leur filtrage.
Cette liste contient actuellement pas moins de 4000 noms de domaines :
1000rebates.stream
100likers.com
105kg.ru
10dk.email
10mail.com
10mail.org
...etc
Comment se protéger de ces domaines ?
Pour vous protéger du spam que peuvent engendrer ces domaines, de nombreux exemples de code sont disponibles sur le projet Github de l'initiative : Python, Bash, Swift ...
Il suffit d'intégrer ce code dans un formulaire d'inscription pour vous protéger de la création de comptes temporaires.
Il est aussi possible d'adapter cette liste pour l'utiliser comme liste noire sur un serveur de mail comme Postfix par exemple.
En conclusion
N'hésitez pas à utiliser cette liste noire pour protéger vos services. Les contributeurs de ce fichier sont très nombreux et la liste évolue tous les jours.
Si cet article vous a intéressé, je vous invite à lire mon article sur les Red Flag Domains qui partage une liste de domaines en de l'AFNIC (.fr) malicieux.
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00:00:00-00:16:40: 10 Métiers de la Cybersécurité
00:16:41-00:32:40: Comprendre les attentes du domaine
00:32:41-00:59:12: Monter en compétences
00:59:13-01:14:23: Faire ses preuves
01:14:24-01:23:35: Sécurité physique et lors des déplacements
▂▂▂▂▂▂ DESCRIPTION ▂▂▂▂▂▂
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La Banque Populaire, la Caisse d'Épargne et la MAIF alertent leurs clients sur une fuite de données faisant suite un piratage. Des compagnes de phishing et des tentatives usurpation d'identité sont à craindre.
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00:00:00-00:18:38 : Comprendre les normes et règlementations en cybersécurité
00:18:39-00:31:10 : Reconnaître les acteurs de la cybersécurité
00:31:11-00:54:40 : Bonnes pratiques professionnelles et personnelles
00:54:41-01:17:45 : Protéger sa vie privée
01:17:46-01:32:14 : Sécurité physique et lors des déplacements
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Des extensions malicieuses ne sont pas rares sur Visual Studio et Visual Studio Code. Deux extensions douteuses sont apparues ces derniers semaines. Elles ont pour extension .ahban.shiba et ahban.cyhelloworld. Heureusement, les téléchargements ont été très limités avant que Microsoft ne les retire. Visiblement, ces extensions ont réussi à passer les procédures de review avant publication sur la marketplace. Plus étonnant encore, le premier malware semble dater d'octobre 2024 et le second de février 2025.
ReversingLabs a mis en évidence la présence de commandes Powershell pour charger et exécuter des scripts PowerShell pour installer un ransomware et se connecter à un site illicite. Ces ransomwares ne semblent pas terminer mais peuvent crypter des fichiers et lancer une alerte à l'utilisateur.
Microsoft a rapidement ordonné le retrait des extensions.
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Un brouteur a osé se faire passer pour moi pour arnaquer des victimes en mon nom… Mauvaise idée.
Je l’ai infiltré, je lui ai tendu un piège et je lui ai fait regretter son geste. Il pensait pouvoir continuer tranquillement, mais il n’était pas prêt pour ce qui allait lui arriver… et croyez-moi, il risque de s’en souvenir longtemps.
Va-t-il oser recommencer après ça ? Pas sûr…
Gros gros big up à @Lalain pour son aide et à LWS pour les machines mises à disposition pour mettre ces brouteurs hors d'état de nuire. https://www.lws.fr/
🚨 Le site MonBrouteur.com est actuellement hors service ! 🚨
Il est en cours de remigration vers de nouveaux serveurs pour une meilleure performance. Pas d’inquiétude, il sera de retour très bientôt ! Merci pour votre patience. 🙌🔥"
GitHub subit une vilaine attaque : Actions a été compromis via tj-actions/changed-files. Il permet de détecter les changements sur les fichiers des référentiels. Cette fonction est naturellement très utilisée. Un hacker a réussi à y injecter un code malveillant qui c'est ensuite diffusé dans plus de 23 000 projets.
L'attaque remonte au 14 mars et même peut-être dès le 11-12 mars selon Sysdig. L'attaque consiste à une altération du code pour pouvoir injecter un code malveillant pour récupérer les secrets et les données des projets. Il s'agit d'une fonction Node en base64. Elle contient des instructions Python. Les secrets incluent les clés d'API, les tokens d'accès. Selon Sysdig, d'autres codes malveillants ont été répérés dans d'autres projets. A l'heure actuelle, l'identité de l'attaquant n'est pas connue ni la motivation de l'attaque. L'attaque consiste à cibler le Personal Access Token (PAT). GitHub cherche à savoir comment une telle compromission a été possible.
L'auteur de tj-actions/changed-files a confirmé que les mots de passe du compte bot ont été modifiés et que les permissions ont été abaissées pour réduire les risques. Envisagez une alternative à tj-actions/changed-files.
À l’heure où les attaques cybernétiques se font toujours plus sournoises, la confiance aveugle n’a plus sa place dans les stratégies de sécurité. Une nouvelle philosophie s’impose : le Zero Trust, où la méfiance devient paradoxalement le meilleur garde-fou contre les menaces numériques modernes. Dans ce contexte, une formation en cybersécurité des employés a aussi... Lire la suite
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00:00:00-00:14:01 : Comprendre la sécurité de l'information
00:14:02-00:38:04 : Distinguer les cyberattaques et analyser les risques cyber
00:38:05-01:05:25 : Sécuriser une connexion réseau
01:05:26-01:35:34 : Sécurité et vulnérabilités logicielles
01:35:35-02:05:26 : Sécuriser la navigation sur Internet et son poste de travail
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00:00:00-00:13:30 : Sécuriser des comptes
00:13:31-00:28:37 : Menaces sur les mots de passe
00:28:38-00:48:22 : Gérer et sécuriser ses mots de passe
00:48:23-01:12:13 : Comprendre la cryptologie et le hachage
01:12:14-01:42:53 : Chiffrements et signatures numériques
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Face à l'ampleur du dernier piratage de Free, la CNIL a ouvert une enquête afin de déceler d'éventuels manquements au RGPD. Après les premières conclusions, elle vient de lancer une procédure pouvant aboutir à des sanctions.
Des pirates informatiques russes ont lancé une série de cyberattaques sur plusieurs villes, régions et départements français, en visant également de nombreuses entreprises. Une campagne qui fait suite aux déclarations du président en soutien à l'Ukraine.
Mise à jour : Espressif a répondu le 10 mars en publiant un poste sur les supposées portes dérobées. "Récemment, certains médias ont fait état d'un communiqué de presse qui accusait initialement les puces ESP32 d'avoir une « porte dérobée ». Il convient de noter que le communiqué de presse original de l'équipe de recherche de Tarlogic a été corrigé pour supprimer la désignation de « porte dérobée ». Cependant, toute la couverture médiatique n'a pas été modifiée pour refléter ce changement. Espressif souhaite profiter de cette occasion pour clarifier cette question pour nos utilisateurs et partenaires. Les commandes sont là pour le debug et les tests. Elles font parties de l'implémentation Host Controller Interface sur le protocole Bluetooth." En résumé : il s'agit de commandes de debug, sans accès distant, pas d'impact sur la sécurité. Ces commandes ne sont pas présentes sur les gammes 32-C, 32-S et 32-H. En complément, Espressif publie une note complète les commandes Bluetooth : https://developer.espressif.com/blog/2025/03/esp32-bluetooth-clearing-the-air/
Bleepingcomputer.com a publié un article sur des commandes non documentées sur les microcontrôleurs ESP32 fabriqués par Espressif. Pour 2023, plus d'un milliard de puces contiennent ces commandes non officielles (estimation des chercheurs). Ces commandes pourraient permettre de faire un spoofing matériel et permettre des accès non autorisés. Ces commandes ont été dévoilées durant la conférence RootedCON à Madrid.
Pour les chercheurs, les ESP32 contiennent donc des backdoors pour permettre d'accès aux WiFi et Bluetooth. Des millions d'IoT utilisent ces composants ESP32. Ils sont peu chers et très performants. Des fonctions non documentées ne signifient pas forcément une porte dérobée intentionnelle. Il arrive souvent que des constructeurs ne documentent pas des fonctions ou des commandes pour en éviter leur usage. Les chercheurs ont démontré les vulnérabilités en codant un pilote Bluetooth spécifique pour exploiter ces commandes qui contournent les sécurités. Il permet une attaque brute sur le réseau sans fil de l'ESP.
Les chercheurs ont mis en évidence 32 commandes qu'ils qualifient de portes dérobées. Bleepingcomputer.com s'interroge, avec raison, sur l'existence de ces commandes :
- des commandes privées qui ne sont pas destinées à être utilisées par les développeurs
- une erreur d'implémentation : ces commandes ont été laissées par erreur. Il arrive que des fondeurs laissent des fonctions non officielles, plus simple que de refaire un design.
Il est difficile de savoir pourquoi ces commandes sont présentées. Espressif a réagi le 10 mars dernier.
L'éditeur Dynatrace lance la solution Observabilty for Developers. Il s'agit d'un ensemble d'outils pour les développeurs afin de fournir un monitoring, une observabilité des environnements en production et améliorer le shift left. "Les environnements cloud modernes devenant de plus en plus complexes, les solutions d’observabilité sont devenues indispensables pour les développeurs. Avec des systèmes de plus en plus distribués et dynamiques, les équipes de développement ont besoin d’informations en temps réel sur les performances des applications, l’état de santé de l’infrastructure et les expériences utilisateurs, afin de maintenir le niveau de fiabilité tout en développant l’innovation." explique d'éditeur.
Dynatrace rassemble dans une solution les tableaux de bord et les logs, un outil de debug temps réel (Live Debugger) pour faciliter l'analyse et la découverte des bugs. Pour nous aider, l'éditeur propose Davis AI qui sera votre Copilot pour trouver les dysfonctionnements et bugs.
Des plugins pour Jetbrains et Visual Studio Code sont disponibles.
La Poste alerte ses clients à propos d'une intrusion informatique qui s'est soldée par le vol des données de 50 000 utilisateurs. Des informations sensibles, déjà en vente sur le Dark Web. Prudence !
BreizhCTF revient les 14 et 15 mars à Rennes. Il s'agit d'une compétition de sécurité. Plus de 600 hackers éthiques sont attendus. Le BreizhCTF rassemble aussi entreprises, startups, institutions étatiques, écoles et universités, étudiants, collégiens et lycéens pour ouvrir la porte de la cyber au plus grand nombre et susciter des vocations. L’objectif : fédérer la communauté cyber et répondre aux besoins en formation, en emploi et en compétences de la filière, faisant de cet événement un événement d’utilité publique face aux enjeux cyber.
Le format change pour la 9e édition : la compétition aura lieu en journée, le samedi. Au programme : un “Hack&Teens” pour faire découvrir la cyber aux collégiens et lycéens et un “Hack&Job” pour répondre aux besoins RH de la filière.
GitHub annonce deux nouvelles fonctions pour les développeurs : Secret Protection et Code Security. Il s'agit d'une modification de GitHub Advanced Security. Jusqu'à présent, ces outils étaient liés à Advanced Security. A partir du 1er avril, ils seront disponibles en dehors de cette offre.
En résumé :
GitHub Secret Protection : les fuites de secrets constituent un défi de grande ampleur ; rien qu'en 2024, plus de 39 millions de secrets ont été détectés dans les référentiels GitHub. Secret Protection détecte et empêche les fuites de secrets avant qu'elles ne se produisent grâce à une protection push, une analyse des secrets, une détection basée sur l'IA avec un faible taux de faux positifs, des informations sur la sécurité, etc. 19 $ / mois / par committer
GitHub Code Security : cette solution aide à identifier et à corriger plus rapidement les vulnérabilités grâce à l'analyse de code, à Copilot Autofix, aux campagnes de sécurité, à Dependency Review Action, etc. 30 $ / mois / par comitter
disponibilité d'un outil d'évaluation des risques liés aux secrets, Security tab : outil gratuit
Pour avoir un ordinateur quantique utile, il faut réussir à fabriquer puis assembler des bits quantiques qui ne font pas d’erreurs. On parle d’éviter le « bruit ».Darkhan Basshybayev, Unsplash, CC BY
La perspective de fabriquer des ordinateurs quantiques suscite des investissements massifs et des politiques publiques destinées à soutenir l’innovation technologique dans de nombreux pays. Si ceux-ci finissent par être opérationnels, ils pourraient avoir de très grandes puissances de calculs et permettre de traiter certains problèmes bien plus rapidement que les meilleurs ordinateurs classiques.
Néanmoins, pour faire un ordinateur quantique, il faut maîtriser plusieurs ingrédients extrêmement délicats à préparer et à manipuler, et c’est pour cela qu’un ordinateur quantique à même de faire concurrence aux ordinateurs classiques n’existe pas encore.
Ceci n’empêche pas les ordinateurs quantiques de susciter de nombreux fantasmes et parfois, une médiatisation qui n’est pas forcément en phase avec le rythme des développements technologiques.
Claire Goursaud travaille à l’Insa Lyon, où elle développe des algorithmes quantiques pour résoudre des problèmes rencontrés dans les grands réseaux, en particulier les réseaux d’objets connectés (IoT). Claire répond à nos questions sur les capacités actuelles des ordinateurs quantiques, et leurs limites, afin d’éclairer les avancées les plus récentes du domaine.
Aujourd’hui, qui peut utiliser un ordinateur quantique ?
Claire Goursaud : Un ordinateur quantique est construit autour d’un processeur (qui est la partie intelligente de l’ordinateur, c.-à-d., celle qui réalise les calculs), auquel on doit rajouter des périphériques/interfaces, une mémoire, et un circuit de refroidissement. Il existe des processeurs quantiques que les chercheurs et industriels peuvent utiliser à des fins de recherche et développement. Par exemple, IBM dispose dans ses fermes de calcul de systèmes quantiques qui sont mis à disposition des chercheurs. D-Wave proposait aussi un accès à ses processeurs jusqu’à fin 2024, mais l’a restreint à ces clients depuis le début d’année. Pour l’instant, ces processeurs sont assez petits — 133 qubits dans le cas d’IBM — ce qui limite ce que l’on peut en faire.
Si le nombre de qubits est affiché en augmentation régulière (avec une multiplication par 2 tous les ans pour les processeurs d’IBM), ce n’est pas le seul critère qui permet d’évaluer l’utilité d’un processeur quantique. En effet, c’est la fiabilité des qubits actuels et des calculs qui pêche aujourd’hui.
Les applications promises par les promoteurs des ordinateurs quantiques sont encore lointaines en pratique — simuler des molécules pour développer de nouveaux médicaments par exemple, améliorer la planification des vols commerciaux, ou booster encore davantage l’intelligence artificielle.
Ces processeurs quantiques peuvent-ils déjà faire des calculs inaccessibles aux supercalculateurs classiques ?
C.G. : Pour le moment, les calculateurs quantiques n’apportent pas encore d’avantage par rapport aux supercalculateurs classiques pour des problèmes qui ont une application concrète tels que ceux cités précédemment.
En revanche, si, en théorie, tous les calculs que l’on sait écrire mathématiquement peuvent être programmés dans un ordinateur classique, la pratique est plus compliquée. En effet, certains calculs demanderaient trop de ressources pour un ordinateur classique : il nous faudrait soit des ordinateurs beaucoup plus grands que ceux dont on dispose (dont les capacités de calcul ne sont donc pas assez importantes), soit un temps que nous n’avons pas (pouvant aller jusqu’au millier ou million d’années pour certains calculs !).
À cet égard, un exemple connu est celui des « clefs de chiffrement », qui sont notamment nécessaires dans le domaine des télécommunications. Ces communications sont chiffrées avec un code que l’on pourrait cracker en principe (en les testant un par un) ; mais cela prendrait tellement de temps de le faire avec un ordinateur classique que ce n’est pas rentable en pratique pour des attaquants.
Comme les processeurs quantiques promettent de paralléliser massivement certains calculs, ils permettraient de résoudre des problèmes qu’on ne sait pas traiter assez rapidement avec un ordinateur classique… Ainsi, les ordinateurs quantiques pourraient permettre de décrypter ces messages actuellement inattaquables.
Mais les processeurs quantiques ne seront pas utiles pour toutes les applications. En effet, pour que le calcul quantique ait réellement un intérêt, il faut des problèmes avec une structure particulière. C’est le cas, par exemple, dans l’internet des objets — le domaine de recherche auquel j’applique le calcul quantique. On a des millions d’objets connectés : des montres, des radiateurs, des voitures… Ces millions d’objets transmettent des informations sans aucune coordination préalable. La station de base reçoit un mélange des messages de chacun de ces objets, qui ne sont pas facilement séparables. La difficulté pour la station de base est de savoir qui a transmis quoi à chaque instant.
Dans ce cas, l’intérêt du calcul quantique est d’attribuer une unité de calcul (un qubit) à chaque objet connecté ; de calculer tous les messages que l’on aurait pu recevoir en fonction de l’activité potentielle de chaque objet connecté, puis de comparer toutes ces possibilités au signal qu’on a réellement reçu… afin de trouver celle qui est la plus proche du message réel.
Pour simuler de cette manière un petit réseau de 20 objets connectés avec un ordinateur classique, il faut faire 220 calculs (soit 1 048 576) ; alors qu’avec un ordinateur quantique, il ne faut faire « que » sqrt(220) de calculs environ (en utilisant alors 20 qubits pour représenter les 20 objets auxquels se rajoutent une ou plusieurs dizaines de qubits pour contenir le résultat des calculs intermédiaires).
Ainsi, on peut réduire considérablement le temps de calcul. En pratique, le gain de temps dépendra des processeurs quantiques utilisés.
Qu’est-ce qui limite les processeurs quantiques actuels ?
C.G. : Ce qui limite l’utilisation de processeurs quantiques aujourd’hui est principalement leur taille et leur fiabilité.
Ces nombres ne sont pas suffisants pour qu’il soit réellement intéressant d’utiliser actuellement des processeurs quantiques pour autre chose que de la recherche, ou du développement de meilleurs processeurs. Par exemple, les processeurs quantiques qu’IBM met à disposition des chercheurs possèdent 133 qubits, ce qui me permet d’étudier un réseau de 20 objets connectés seulement.
Mais, ce qui limite la taille des ordinateurs quantiques aujourd’hui, c’est ce qu’on appelle le « bruit ». Aujourd’hui — ou du moins jusqu’à très récemment, comme nous allons le voir — plus il y a de qubits, plus il est difficile de contrer ce bruit. Ce « bruit » détruit les propriétés quantiques des qubits, ce qui provoque des erreurs de calcul, et diminue donc l’utilité des processeurs quantiques.
D’où vient le bruit dans les processeurs quantiques ?
C.G. : Dans les processeurs quantiques, on manipule des qubits, qui sont en fait des particules toutes petites et très sensibles à tout ce qui se passe autour d’elles : du « bruit » qui perturbe, voire détruit, leur état quantique.
Il y a plusieurs sources de bruit pour les ordinateurs quantiques aujourd’hui. Tout d’abord, la particule quantique « vieillit » lorsqu’elle interagit avec son environnement. C’est un phénomène que l’on appelle la « décohérence ».
Il y a aussi du bruit thermique : quand on n’est pas au zéro absolu, la particule bouge, ce qui peut perturber son état quantique.
Il peut aussi y avoir des impuretés dans les matériaux électroniques — c’est également le cas dans les processeurs classiques ; mais c’est particulièrement nuisible dans les ordinateurs quantiques.
Enfin, deux autres sources de bruits sont liées au fait qu’on met plusieurs qubits les uns à côté des autres. On est face à une injonction contradictoire : il faut à la fois isoler les particules les unes des autres pour limiter le bruit, mais aussi bien sûr les laisser interagir quand c’est nécessaire pour le calcul. Quand on demande aux qubits d’interagir pour faire le calcul, on le fait avec des impulsions (des « portes ») — si ces impulsions sont mal réglées, ça introduit des perturbations qui modifient l’état quantique du qubit.
Ce bruit induit des erreurs de calcul ?
C.G. : Oui, et on distingue deux types d’erreurs de calcul quantique.
La première s’appelle un « bit flip » : c’est quand l’état quantique de la particule passe de 0 à 1 ou l’inverse. On maîtrise très bien ces erreurs dans le domaine des télécommunications, qui est depuis toujours basé sur des 0 et des 1 (les « bits » des ordinateurs classiques). Pour réparer ces erreurs, on peut utiliser les « codes correcteurs d’erreurs » hérités des télécommunications classiques.
En revanche, le second type d’erreur est plus problématique. Il s’agit de ce que l’on appelle une « erreur de signe » : on conserve le 0 (l’erreur n’est pas un bit flip) mais le signe est erroné (un signe « moins » au lieu d’un signe « plus », ou l’inverse). Les erreurs de signe sont très importantes aujourd’hui en calcul quantique, parce que les codes correcteurs historiques ne corrigent pas ces erreurs de signes… qui sont tout à fait spécifiques au monde quantique, parce qu’elles sont liées au fait que l’on décrit les états quantiques avec des nombres complexes.
Pour contrer les effets du bruit qui perturbe les qubits et obtenir des processeurs quantiques utiles, les chercheurs développent aujourd’hui de nouveaux codes correcteurs d’erreurs qui prennent aussi en compte les erreurs de signe.
Ces « codes correcteurs d’erreur » qui sont au cœur des recherches et des avancées actuelles ?
C.G. : Aujourd’hui, une des tendances les plus porteuses pour ces nouveaux codes correcteurs d’erreurs s’appelle les « codes de surface » : le principe est de dupliquer le qubit physique (l’état de la particule), et à l’aide de liens entre tous les qubits dupliqués, de générer un « qubit logique ». Ce qubit logique est donc composé de plusieurs qubits physiques, et il est en principe dépourvu d’erreurs, ce qui permet de l’utiliser dans le calcul.
Cette stratégie demande d’avoir de nombreux qubits physiques pour obtenir un seul qubit logique. Or, on a vu que plus il y a de qubits, plus il y a de problèmes de bruit. C’est pourquoi on craignait jusqu’à récemment que les problèmes ajoutés par la démultiplication des qubits physiques n’annulent les gains obtenus avec cette stratégie de code de surface.
Or, en décembre 2024, Google a montré que cette stratégie marche en pratique : les chercheurs ont présenté un processeur appelé « Willow », qui contient 105 qubits physiques formant un qubit logique : c’est un code correcteur d’erreur plus grand et plus difficile à manipuler que les codes précédents, mais, au global, il est plus performant.
Il faut bien réaliser que Willow ne contient qu’un seul qubit logique. Il faudrait en associer plusieurs pour pouvoir faire des calculs utiles. Dans l’exemple de mon réseau d’objets connectés, il faudrait un Willow pour chacun des objets connectés du réseau puisque les 105 qubits physiques équivalent à un seul qubit logique suffisamment résistant aux perturbations pour faire des calculs. Le nombre de qubits annoncés par les fabricants, qui sont des qubits physiques, ne sont donc pas suffisants pour évaluer les capacités d’un processeur quantique.
Néanmoins, cette avancée suggère que l’on va désormais voir se développer des codes encore plus grands, pour une probabilité d’erreur encore plus petite — en d’autres termes, la stratégie des codes correcteurs de surface semble avoir de l’avenir devant elle.
Claire Goursaud a reçu des financements de l'ANR et de l'INRIA pour travailler sur les algorithmes quantiques.
Attention si vous êtes ou avez été client chez Free ! Suite au dernier piratage de l'opérateur, les campagnes de phishing personnalisées se multiplient. Et la dernière en date est particulièrement inquiétante.
Stroustrup appelle la communauté C++ à défendre le langage depuis les polémiques des agences de sécurité et de la maison blanche. C++ est devenu une cible de choix de nombreux experts en sécurité et d'éditeurs : C++ n'est pas assez sécurisé, utiliser Rust ! En cause, la difficulté à bien utiliser la gestion mémoire et la notion de safe / unsafe et de la memory safe.
Depuis, plusieurs propositions ont été lancées pour faciliter la sécurité par design dans le langage : TrapC, FilC, MiniC, Safe C++, etc. Mais le travail avancerait trop lentement pour le créateur du langage. Dans une note pour le comité de standarisation du 7 février, Bjarne appelle à agir rapidement et à mieux défendre C++. Le WG21 doit agir de manière significative. Il rappelle que le memory safe est un sujet crucial.
Quelques jours plus tard, il évoque la réelle menace sur C++ des dernières directives des agences américaines sur l'obligation des constructeurs de proposer une approche memory safe dans les roadmaps produits. En arrière-plan, il y a aussi l'appel de Mark Russinovich (Microsoft Azure) à utiliser uniquement Rust pour les nouveaux projets. Au-delà, il y a une réelle question : une dépréciation C et C++ dès 2026 dans agences américaines.
Bjarne supporte les safety profiles dans le langage. Ce framework devrait intégrer le standard C, C++ mais le processus d'intégration est long. Pourquoi pas assurer une intéropérabilité avec Rust le temps de simplifier le memory safe ?
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Les cyberattaques sont là, dans nos poches, sur nos tables de chevet, jamais loin de nos mains avides d’informations. Smartphones et tablettes règnent en maîtres sur notre quotidien numérique. Mais attention, ces fidèles compagnons peuvent aussi être de véritables chevaux de Troie pour les cybercriminels. Alors que les attaques se font de plus en plus... Lire la suite
Les fraudeurs utilisent toujours les mêmes trucs car ils connaissent nos biais psychologiques. Ils savent que ça marche, mais le savons-nous?
Dans cet épisode, je vous explique ce que sont les biais psychologiques, comment les fraudeurs les utilisent contre nous et surtout comment on se reprogramme pour ne plus tomber dans les pièges de la fraude en ligne.
00:00 - Introduction à la manipulation psychologique
01:17 - Les biais psychologiques, qu’est-ce que c’est ?
02:11 - Daniel Kahneman, système 01 système 02
03:35 - Les heuristiques
04:55 - Le biais de l’urgence
05:53 - Le biais de confirmation
06:22 - L’effet de halo
06:45 - Le biais d’aversion à la perte
07:28 - Les biais psychologiques et la fraude en ligne
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Aujourd’hui, j’ai infiltré un brouteur, mais pas n’importe lequel… il n’était pas juste un simple arnaqueur, c’était une CÉLÉBRITÉ chez lui ! Un influenceur TikTok avec des milliers d’abonnés qui, IRONIE DU SORT, dénonçait des arnaques en vidéo.
Suite à la cyberattaque dont Chronopost a été victime fin janvier, un pirate a mis en vente les données de 7,3 millions de clients sur le Dark Web. Des informations très sensibles, avec des coordonnées postales et des signatures...
Sniffnet est un outil permettant de surveiller l'activité du trafic internet mais avant tout c'est un outil de monitoring de réseau pour comprendre et surveiller ce qu'il se passe. On peut appliquer des filtres, voir les statistiques, les logs, avoir le trafic en temps réel, exportation les données, identifier les connexions à son réseau local, etc.
L'outil est open source, écrit en Rust et disponible sur Linux, macOS et Linux. On peut l'installer directement dans le Terminal ou pour l'installeur. L'interface est plutôt simple à prendre en main et les métriques sont bien visibles et compréhensibles.
Orange a confirmé avoir été victime d'une cyberattaque, qui a abouti à la divulgation par un pirate de milliers de documents internes sur un forum de hackers. Mais pas de panique, les données volées sont obsolètes.
La prestigieuse université Paris 1 Panthéon-Sorbonne vient d’être victime d’une cyberattaque d’envergure, mettant en lumière la vulnérabilité criante des institutions académiques face aux menaces numériques. Des milliers de données personnelles d’étudiants et de personnel ont été dérobées, soulevant de sérieuses interrogations sur la sécurité informatique dans le milieu universitaire. Anatomie d’une cyberattaque en milieu universitaire... Lire la suite
Des pirates astucieux ont mis au point une nouvelle technique pour piéger leurs victimes. Une vaste compagne de mails piégés touchent ainsi des utilisateurs de Microsoft 365 dans le monde.
La vague de cyberattaques contre des institutions et des entreprises françaises continue avec le piratage de la vénérable Caisse des Dépôts qui a abouti au vol de données de dizaines de milliers de fonctionnaires et d'élus locaux.
Question qui revient souvent : les apps mobiles sont-ils sécurisées ? Les équipes du zLabs de Zimperium ont publié une étude sur cette question. Malheureusement, de nombreuses apps disponibles sur l'AppStore et Play, possèdent toujours de vulnérabilités ou sont elles-mêmes de fausses apps. Le comportement de certaines apps est pointé du doigt : pourquoi une messagerie prendrait une copie d'écran sans notifier l'utilisateur ? Pour accéder au presse-papiers ? Pourquoi les OTP sont stockés alors qu'ils sont normalement à usage unique ?
Le constat est amer : le simple fait de télécharger depuis un appstore officiel, même une application très populaire, n'est pas une garantie de sécurité.
"L’analyse des 50 applications les plus téléchargées sur l’App Store d’iOS et le Play Store d’Android dans les catégories Productivité, Affaires et Finance révèle qu’au moins une application par catégorie présente un score élevé de vulnérabilité en matière de sécurité ou de confidentialité. Ces résultats mettent en évidence des failles récurrentes dans la gestion de la sécurité et de la confidentialité des applications les plus utilisées, soulignant ainsi la nécessité d'un contrôle rigoureux en entreprise." commente le rapport.
Une application de messagerie populaire : commodité vs sécurité
L’analyse d'une application de messagerie largement utilisée a révélé d'importants problèmes de sécurité et de confidentialité. Ses demandes excessives d’autorisation, notamment l'accès à la caméra, au microphone et aux services de localisation, vont bien au-delà des besoins d'une application de messagerie. De plus, elle a un accès illimité au presse-papiers du téléphone, ce qui peut exposer des informations sensibles comme des mots de passe ou des données confidentielles copiées par l’utilisateur. Elle dispose également d'une fonctionnalité permettant d’effectuer des captures d'écran, pouvant ainsi surveiller toutes les interactions de l'utilisateur avec l’application. En matière de sécurité, l'application présente des faiblesses dans son architecture. Un attaquant pourrait exploiter ces failles pour injecter du code malveillant, transformant ainsi l’application de messagerie en un outil sophistiqué de surveillance.
"Bien que les applications iOS présentent généralement moins de vulnérabilités liées aux fuites de données que leurs équivalents Android, elles souffrent davantage de faiblesses cryptographiques. Ce constat met en évidence un compromis fondamental entre les plateformes : si iOS applique des contrôles de confidentialité plus stricts dans certains domaines, la sécurisation cryptographique reste un enjeu majeur." poursuit le rapport.
La cyberattaque dont Chronopost a été victime fin janvier a abouti un vol de données sensibles pour de nombreux clients, notamment des coordonnées postales et des signatures. Une première qui expose à de grands dangers.
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🚨 Une des plus grandes arnaques de notre époque 🚨
Des milliers de personnes en Afrique, en Chine et ailleurs sont kidnappées et forcées à arnaquer sur les réseaux sociaux. Sites de rencontre, fausses promesses d’investissement… ces escroqueries ont déjà rapporté plus de 75 milliards de dollars aux mafias chinoises.
👉 +305 000 victimes séquestrées dans des camps en Birmanie, au Cambodge et au Laos.
👉 100 000 personnes forcées à arnaquer dans une seule ville en Birmanie.
👉 Des célébrités comme l’acteur chinois Wang Xing enlevées et utilisées pour ce trafic.
⚠️ Si vous avez reçu un message suspect sur Instagram, Tinder ou WhatsApp, méfiez-vous !
Ne tombez pas dans le piège. Partagez cette vidéo pour éviter d’autres victimes.
Depuis 2 ans, les paquets Python malveillants se multiplient sur PyPi. Les hackers utilisent des noms très proches pour provoquer une confusion et l'utilisateur installe le mauvais paquet ou des paquets officiels sont purement et simplement remplacés par de faux paquets.
Le projet Quarantine (quarantaine) doit permettre aux administrateurs PyPi d'isoler un paquet incertain ou identifié comme malveillant. L'objectif est que les administrateurs PyPi disposent de rapports d'analyse sur les paquets et, si un paquet s'avère douteux, ils peuvent isoler le ou les paquets et toutes leurs versions liées. La suppression complète des paquets sera possible ainsi que le bannissement du nom du paquet. Les auteurs de Quarantine sont conscients que la suppression totale d'un paquet peut gêner les développeurs et les utilisateurs. Les créateurs des paquets seront prévenus et la procédure d'exclusion lancée.
Plus un paquet malveillant reste disponible longtemps, plus il risque de se propager. Depuis que le projet est déployé, plus de 140 paquets ont été identifiés et isolés. Un projet a été réintégré, tous les autres ont été supprimés de PyPi.
Plusieurs fédérations sportives françaises ont récemment été victimes de cyberattaques. Les données personnelles de millions de licenciés ont été piratées. Elle seraient en vente sur un forum de hackers.
Avec l'adoption croissante du cloud par les entreprises, la sécurité de celui-ci est devenue une priorité absolue. Toutefois, entre les environnements multi-cloud, les configurations complexes, les cycles de développement rapides et la méconnaissance, voire le désintérêt, des développeurs pour la cybersécurité, la protection des infrastructures cloud est un véritable parcours du combattant. C’est là que les Cloud-Native Application Protection Platform (CNAPP) apportent une réponse globale, en facilitant une sécurité de bout en bout, du développement à la production. Elles permettent aux développeurs de travailler librement tout en assurant aux administrateurs une tranquillité d'esprit. Pour être efficaces, elles doivent cependant répondre à des critères clés et suivre les meilleures pratiques permettant de sécuriser chaque étape du cycle de vie des applications.
Légende : Intégration d’une CNAP avec AWS
Une visibilité complète grâce à une intégration profonde
Une CNAPP efficace commence par établir une connexion directe avec les API des principaux fournisseurs cloud comme Azure, AWS, GCP et OCI. Cette intégration permet une visibilité complète sur toutes les ressources cloud, y compris les workloads, les identités, les configurations réseau et les données. Grâce à cette vue d’ensemble, les organisations peuvent identifier rapidement des configurations inadéquates, des autorisations excessives et d’autres vulnérabilités qui pourraient compromettre leur environnement. Par exemple, pour AWS, il est possible de choisir entre deux modes de connexion : en "frictionless" via AWS Systems Manager Inventory et AWS Systems Manager Agent (SSM Agent), ou en utilisant le cloud connector d’AWS.
Une gestion proactive des risques via le CSPM
Une fois l’infrastructure connectée, la plateforme CNAPP repose sur deux piliers essentiels pour la gestion des risques cloud. Premièrement, le Cloud Security Posture Management (CSPM) scanne en permanence les configurations pour identifier les violations de conformité avec des standards comme le RGPD, ISO 27001 ou les benchmarks CIS. Cela garantit que les environnements respectent les meilleures pratiques en matière de sécurité. La plateforme s’interconnecte en mode sans agents avec les fichiers de configuration des infrastructures en production pour les comparer à ses bases de données de vulnérabilités et de bonnes pratiques.Le Cloud Infrastructure Entitlement Management (CIEM) analyse les permissions des identités (humaines ou machines) pour réduire les risques liés à des autorisations excessives ou inutilisées. Il permet d’appliquer des politiques d’approvisionnement "juste-à-temps" et de moindre privilège, limitant ainsi les possibilités d'accès non autorisés. L’objectif du CIEM est de minimiser les risques sans compromettre la productivité des utilisateurs.
Uniformisation au service d’une CNAPP et d’un CSPM plus intelligents
Le défi principal dans la sécurisation de l'Infrastructure as Code (IaC) réside dans le manque de standardisation des définitions d'infrastructure. Par exemple, le YAML de Kubernetes est différent du HashiCorp Configuration Language (HCL) utilisé pour Terraform. Ce manque d'uniformité complique l'évaluation et la réduction des risques. La seule manière évolutive d'obtenir de la cohérence est de normaliser les types d'IaC dans un format uniforme (Cloud as Code).Une fois les définitions d'infrastructure normalisées, des vérifications basées sur des politiques (Policy as Code) peuvent être appliquées pour identifier les violations de bonnes pratiques en matière de conformité ou de sécurité. Les solutions CSPM doivent examiner le code tout au long de son développement, sans entraver le flux de travail et l'agilité des développeurs. Open Policy Agent (OPA) est désormais le standard pour l'application des politiques. Les moteurs de politiques basés sur Python, par exemple, sont peu maniables par rapport à ceux basés sur OPA, qui utilisent le langage de requête Rego.
Une sécurité avancée pour Kubernetes
Les environnements Kubernetes, essentiels à la modernisation des infrastructures, introduisent également des défis uniques en termes de sécurité. Une CNAPP doit simplifier leur gestion grâce à une surveillance continue des ressources Kubernetes, comme les nœuds, les namespaces et les comptes de service, tout en détectant les configurations non conformes aux standards de sécurité, tels que les benchmarks CIS pour Kubernetes.
L’automatisation au service de la sécurité
Au-delà du monitoring, la force d’une CNAPP réside dans son approche automatisée de la remédiation. Lorsqu’une vulnérabilité ou une configuration incorrecte est détectée, plusieurs solutions sont possibles. Il est possible d’appliquer des correctifs automatisés intégrés dans des outils comme Terraform et CloudFormation via une intégration fluide avec des plateformes comme Jira, Slack ou ServiceNow, et des guides de correction manuelle lorsque l’automatisation n’est pas souhaitée. Cette flexibilité garantit que la sécurité ne freine pas les cycles de développement rapide.
La plupart des développeurs ne sont toutefois pas des experts en sécurité et manquent des connaissances nécessaires pour remédier aux mauvaises configurations détectées dans l'IaC. Les workflows de remédiation doivent ainsi avoir la capacité de s'intégrer à ceux des développeurs. La seule approche scalable est une solution CSPM qui génère automatiquement le code nécessaire pour résoudre les mauvaises configurations et qui crée des pull requests contre la branche principale (Remédiation en tant que Code).
Légende : Exemple d'alerte fournie par une CNAPP concernant un conteneur vulnérable.
Assurer une remédiation plus efficace et sécuritaire en production
La plus grande distinction entre les solutions CSPM de première génération et celles de nouvelle génération réside dans leur approche de la remédiation des erreurs qui se produisent sur la production. Les solutions CSPM de première génération offraient des capacités de remédiation pour traiter un ensemble limité de risques en modifiant automatiquement les configurations en temps réel. Cette approche était toutefois risquée. Elle nécessite d’abord que l'outil CSPM soit autorisé à mettre à jour les environnements en temps réel, ce qui peut être contraire à la politique de sécurité. Ensuite, autoriser un outil à apporter des modifications automatiques aux configurations de l'infrastructure en temps réel introduit le risque d'un éventuel temps d'arrêt. Et plus important encore, toute modification apportée aux configurations d'infrastructure en temps réel crée une dérive par rapport à la base de référence de l'IaC. Cela signifie que si l'infrastructure est redéployée à partir de l'IaC, le changement effectué en temps réel sera perdu.
Les solutions CNAPP de nouvelle génération établissent quant à elle l'IaC comme la seule source de vérité. Par exemple, quand un ingénieur augmente la configuration de la mémoire d'une instance de calcul en temps réel pour améliorer les performances d'une application, le changement de configuration n'introduit pas de risque, mais l'IaC correspondant doit être mis à jour pour refléter ce changement. Cela permet d’établir une nouvelle base de référence.En cas de configuration risquée, comme la création accidentelle d'une règle dans une table de routage exposant un sous-réseau privé à Internet, la plateforme génère automatiquement le code nécessaire pour corriger la configuration. Les opérations peuvent ensuite redéployer l'infrastructure en utilisant le code mis à jour et éliminer les risques.En réunissant des outils de gestion des risques, de remédiation et de conformité dans une seule plateforme, la CNAPP réduit la complexité des environnements multi-cloud. Elle permet aux développeurs d’innover rapidement tout en assurant aux équipes SecOps un contrôle continu sur la sécurité des environnements cloud.
Légende : Des outils open-source gratuits comme Terrascan offrent aux développeurs un moyen simple de se familiariser avec les tests de Policy as Code (PaC) pour l'Infrastructure as Code (IaC).
La Corée du Sud, les Etats-Unis et le Japon ont fait marcher leur calculette. En 2024, la Corée du Nord aurait braqué pour plus de 600 millions de dollars chez des entreprises de l’univers de la crypto.
L'enseigne française de grande distribution a pris la parole au sujet d'une potentielle cyberattaque qui aurait touché ses services. Carrefour se veut rassurant pour ses clients et assure que leurs données "n'ont pas été compromises".
Vous pensiez que votre smartphone ne craignait rien, bien à l'abri dans votre main ? Pourtant, un gadget en vente libre sur Internet est capable de le brouiller et de pirater de nombreux autres appareils.
Thales Alenia Space et Hispasat lancent le développement d’un système de distribution quantique de clés depuis des satellites en orbite géostationnaire. Objectif : protéger les communications sensibles de la menace quantique.
L'enseigne française de grande distribution aurait été victime d'une cyberattaque ce week-end. Le hacker à l'origine de l'intrusion détiendrait les informations personnelles de quelque 13 millions de clients.
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J’ai infiltré deux brouteurs qui utilisent l’intelligence artificielle pour arnaquer leurs victimes. L’un crée des faux sites pour vendre des diplômes avec ChatGPT, et l’autre tente de détourner l’IA pour piéger encore plus de gens. Je les ai trollés en direct, les ai fait marcher, et j’ai fini par effacer complètement leurs ordinateurs. 💥
L’Anssi vient d’alerter sur les failles les plus récentes. Et rappelle qu’elle veillera au respect des obligations introduites par le Cyber Resilience Act. Ce règlement européen va progressivement entrer en vigueur dans les trois ans à venir.
Ce plan prévoit la création d'un centre de soutien au sein de l'Enisa, et un service de réaction rapide. Le financement de tout cela revient aux Etats membres.
Les personnes qui suivent involontairement les instructions contenues dans certains messages malveillants finissent par contourner la protection d'Apple contre le hameçonnage.
L'enseigne et le site de ventes privées ont subi des cyberattaques compromettant les données de leurs clients respectifs. Les identifiants d'accès ainsi que des dates de naissance et des relevés d'identité bancaire ont notamment été piratés.