KrISS feed 8.11 - A simple and smart (or stupid) feed reader. By Tontof

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  • Tuesday 11 October 2022 - 08:11
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    La pandémie de COVID-19 a entraîné une augmentation exponentielle de la demande pour l’Internet des Objets Médicaux (IoMT), ainsi que des cyber risques associés dans tous les compartiments de la télémédecine. Fabien Pereira Vaz, responsable des ventes techniques en France de Paessler, nous explique les grandes tendances en cours.

    La forte croissance des objets médicaux connectés a fondamentalement transformé le secteur de la santé. Qu’il s’agisse d’objets connectés à usage personnel – une montre connectée enregistrant le rythme cardiaque par exemple – ou à usage médical pour améliorer la prise en charge, le traitement ou la réactivité en cas de donnée anormale, tous ces équipements qui recueillent et transmettent des données sur la santé des patients sont regroupés sous le terme générique « Internet des Objets Médicaux » ou IoMT.

    L’IoMT constitue une partie de l’internet des objets (IoT) axée sur les soins de santé et englobe tout un système de dispositifs médicaux, de logiciels et de systèmes et services de soins de santé interconnectés qui échangent des données en temps réel au moyen de technologies de mise en réseau. Leur mise en œuvre massive dans le secteur de la santé suppose de relever un certain nombre de défis.

    Un phénomène massif

    Petit coup d’œil dans le rétro : En 2017, le cabinet Frost & Sullivan prévoyait que le marché de l’Internet des objets médicaux augmenterait de 26% par an pour atteindre 72 milliards de dollars d’ici 2021. C’était sans compter sur la pandémie de COVID-19 qui a entraîné une augmentation exponentielle de l’IoMT, les ordres de quarantaine et de confinement accélérant considérablement les tendances de la télémédecine et de la télésanté. La hausse des coûts des soins de santé est également un facteur important, surtout s’il on considère les économies que l’IoMT permettrait de faire en réduisant les visites à l’hôpital, en détectant plus rapidement les maladies et donc en réduisant les dépenses de traitement.

    5 enjeux techniques majeurs pour optimiser l’utilisation de l’IoMT

    La mise en œuvre de l’IoMT s’accompagne d’un certain nombre de défis à relever afin de pouvoir tirer pleinement profit de ce que ces nouveaux équipements peuvent offrir dans le domaine de la santé. Au premier rang de ces enjeux, la sécurité des données.

    – Menaces sur la sécurité des données de santé
    Les attaques contre les hôpitaux et établissements de santé ont connu une forte augmentation en 2021, avec 730 incidents recensés selon les experts de l’ANS. L’AP-HP a été touché, les hôpitaux d’Arles, de Dax, de Villefranche-sur-Saône, ou bien encore récemment un hôpital Corse dont les services de radiologie ont été paralysés. En Allemagne, une personne est même décédée suite à la paralysie du système informatique. Que ce soit pour des motivations politiques ou financières, les hackers profitent des moindres failles. Et la prolifération des capteurs et des appareils connectés élargit considérablement la surface d’attaque sur un réseau. Et les dispositifs IoMT étant conçus avec différents niveaux de sécurité, leur connectivité Internet les rend vulnérables aux cyberattaques. Ils sont souvent le maillon faible de la cyber-sécurité, nécessitant une réflexion et une stratégie sécuritaire adaptée.

    – Fournir un processus simple et automatisé pour l’intégration de l’IoT
    Les grands systèmes IoT peuvent contenir des milliers d’équipements et de capteurs, et leur gestion manuelle est complexe et sujette à des erreurs. L’intégration automatisée permet à l’infrastructure de réseau de reconnaître dynamiquement les appareils et les affecter à des endroits appropriés dans le réseau sécurisé.

    – Faciliter l’interopérabilité entre les différents systèmes
    L’interopérabilité est la capacité des systèmes de santé à échanger et à interpréter des données de manière cohérente. Les médecins, les administrateurs et les patients peuvent utiliser différents types de dispositifs médicaux et de solutions logicielles qui ne se « comprennent » pas entre eux. Ce manque d’interopérabilité conduit à des silos de données et entrave l’accès aux informations. Face aux normes internationales liées à la donnée médicale vieillissantes – et inadaptées au Big Data – les entrepôts neutres de données s’appuient sur l’interopérabilité en utilisant quelques normes simplifiées, comme HL7 FHIR, qui est ouverte, adaptée au web et accessible, XDS, pour la connexion avec le DMP notamment, ou WADO, l’extension de la norme DICOM pour l’imagerie médicale.

    – Conformité réglementaire
    Les solutions IoMT doivent respecter les lois relatives à la confidentialité des données et à la sécurité des patients. Comme le paysage réglementaire tend à changer de temps à autre, la conformité peut devenir un obstacle important à la construction et à la mise à niveau des dispositifs médicaux et des logiciels qui les accompagnent.

    – Superviser l’ensemble
    A chacun de ces défis s’ajoute la capacité de superviser l’ensemble de l’infrastructure, afin de pouvoir pallier au plus vite à tout point potentiel de défaillance, voire dans la mesure du possible de l’anticiper. Naturellement, il n’est certainement pas pertinent de surveiller tous les équipements. Mais les équipes en charge des infrastructures hospitalières doivent parvenir à superviser à la fois les différents équipements IoMT (sachant qu’ils requièrent souvent des fonctionnalités de supervision spécifiques), les communications entre systèmes médicaux (et donc disposer de solutions permettant de comprendre les protocoles spécifiques tels que DICOM et HL7) tout en continuant à superviser l’IT traditionnelle car la moindre panne ou interruption du réseau sera tout aussi catastrophique qu’une panne critique d’un appareil médical.

    Comment fonctionnent les systèmes de l’IoMT ?

    Comme pour l’IoT, l’architecture de l’Internet des objets médicaux fait intervenir les quatre principaux composants ou couches :

    – La couche perception ou capteur : elle se compose d’un certain nombre de dispositifs médicaux et de capteurs qui recueillent des données utiles liées à la santé du patient.

    – La couche réseau ou communication transmet à la couche middleware les données ainsi collectées. Pour cela, elle s’appuie sur différentes technologies de réseau (WiFi, Bluetooth, LAN, etc.). Une fois collectées, les données sont envoyées vers le cloud, en s’appuyant sur différents protocoles. Parmi les plus courants, on retrouve le protocole MQTT (Message Queue Telemetry Transport), un protocole de réseau léger qui prend en charge la messagerie de publication et d’abonnement entre les dispositifs, et le protocole AMQP (Advanced Message Queuing Protocol), un protocole d’application standard ouvert permettant aux systèmes d’envoyer et de recevoir des messages.

    – La couche middleware agit comme un environnement de stockage, de traitement et de gestion des données ; Ces données, du fait de leur caractère sensible, doivent être hébergées et traitées au sein d’infrastructures tiers certifiées HDS (Hébergeur de Données de Santé).

    – Enfin, la couche d’application comprend une variété d’outils logiciels pour analyser les données médicales reçues.

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  • Monday 10 October 2022 - 13:58
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    Le département de la Seine-Maritime est touché à son tour par une « attaque informatique d’ampleur » et a dû provisoirement couper « complètement » ses réseaux,  a-t-il annoncé lundi.

    Les services publics départementaux fonctionnent « selon un mode fortement dégradé » : il est désormais impossible de déposer des dossiers individuels « pour l’ensemble des dispositifs jeunesse, sport, bio éthanol et Zones à Faibles Emissions (ZFE) » ainsi qu’auprès de la Maison départementale des personnes handicapées, selon un communiqué.
    Les lignes téléphoniques fixes du département sont épargnées, et les démarches restent possibles en format papier pour l’allocation personnalisée d’autonomie, les prestations de compensation de handicap et les centres médico-sociaux – ces derniers continuant d’honorer les rendez-vous prévus.

     

    Les espaces informatiques des collèges ainsi que les directions des routes, de l’environnement et les sites et musées départementaux, qui se trouvent sur un autre réseau, fonctionnent normalement, selon la même source.

    Le département dit avoir déposé plainte et émis « une pré-déclaration auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) » et indique avoir mis en oeuvre « toutes les mesures (…) pour évaluer le préjudice, protéger les données des usagers, et rétablir (sa) capacité d’agir. »

    Cette attaque informatique est la troisième subie ces dernières semaines par des collectivités locales, après l’hôpital de Corbeil-Essonnes en août et la ville de Caen fin septembre, également située en région Normandie.

     

    La Rédaction avec AFP

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  • Monday 10 October 2022 - 13:26
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    Alors que le chef de l’agence de cybersécurité allemande (BSI), Arne Schönbohm, va être révoqué après des informations de médias faisant état de liens avec une association présumée proche des services secrets russes, cette dernière, le Cyber-Sicherheitsrat Deutschland, vient de rejeter ces accusations dans un communiqué.

    L’association « Cyber-Sicherheitsrat Deutschland » qui est soupçonnée d’avoir des contacts avec les milieux du renseignement russe, via un de ses membres, Protelion, vient d’indiquer exclure ce dernier, « avec effet immédiat ».
    Elle indique avoir lancé cette procédure d’excusion le 30 septembre dernier après avoir « pris connaissance des allégations d’influence des services de renseignement russes sur Protelion GmbH par le biais d’une enquête des médias. »

    « Les actions de Protelion GmbH constituent une violation des objectifs du Cyber-Sicherheitsrat Deutschland », explique le président de l’association Hans-Wilhelm Dünn.
    « Les accusations contre le Cyber-Sicherheitsrat Deutschland d’être influencé par les autorités russes sont absurdes. Il s’agit d’allégations contre un seul membre du Cyber-Sicherheitsrat Deutschland. Protelion GmbH et son prédécesseur Infotecs GmbH (ndlr, ancien nom de Protelion, une filiale de la société russe de cybersécurité O.A.O.Infotecs, fondée par un ancien employé du service de renseignement russe KGB, selon les informations du réseau de recherche Policy Network Analytic) ont rejoint l’association en juin 2020. Depuis lors, il n’y a pas eu de discussions ou de projets communs avec des représentants de l’entreprise. En conséquence, aucune influence ne pourrait avoir lieu sur la plateforme de l’association et dans l’environnement du Cyber-Sicherheitsrat Deutschland. »

    « Je condamne fermement la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine en violation du droit international et des activités des services de renseignement russes à cet égard. Comme le BSI, nous n’étions pas au courant des connexions de Protelion aux services russes. Nous prenons les allégations au sérieux et soutenons les efforts des autorités de l’État pour clarifier le rôle de Protelion afin de pouvoir évaluer dans quelle mesure il y a réellement une tentative d’influence. »

    L’association, cofondée en 2012 par M. Schönbohm et basée à Berlin, conseille les entreprises, agences gouvernementales et responsables politiques sur les question de cybersécurité. Elle se dit politiquement neutre et a pour but de conseiller les entreprises, les autorités et les décideurs politiques dans le domaine de la cybersécurité et de les renforcer dans la lutte contre la cybercriminalité. Les membres de l’association comprennent de grandes et moyennes entreprises, des opérateurs d’infrastructures critiques, de nombreux États fédéraux, des municipalités ainsi que des experts et des décideurs politiques liés à la cybersécurité. Par l’intermédiaire de ses membres, l’association indique représenter plus de trois millions d’employés de l’économie.

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  • Monday 10 October 2022 - 11:44
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    INTERVIEW – Advens, une société française de conseil et de support en cybersécurité, ambitionne de devenir rapidement le leader européen indépendant de la cybersécurité. David Buhan, son directeur général, nous explique comment son groupe, avec l’aide du fonds Capza notamment, va se développer en Europe, tant en croissance organique que via des acquisitions. Et sans sacrifier ses valeurs sur le plan sociétal et environnemental.

    Olivier Bellin, journaliste à Solutions Numériques et Channel : Quel est le principal objectif d’Advens pour 2023 ?

    David Buhan, le directeur général d’Advens, une importante société française de conseil et de support en cybersécurité :

    Je veux développer Advens pour que le groupe devienne rapidement le « pure player » européen de référence dans la cybersécurité, car il n’y en a pas assez en Europe. Et pas forcément en termes de chiffre d’affaires. Il me semble plus important qu’Advens soit considéré comme un vrai leader, l’acteur à suivre qui change la donne, et dont la qualité de service soit toujours appréciée par ses clients.

    N’existe-t-il pas déjà des leaders français de la cybersécurité ?

    C’est vrai, mais si vous pensez à de grands acteurs tels qu’Orange Cyberdefense ou Atos par exemple, ils ne sont pas toujours indépendants, ni de « pure players » de la cybersécurité le plus souvent. Quant au cabinet Wavestone, la cybersécurité ne représente pour l’instant qu’environ 10 % de son chiffre d’affaires total.

    Quelles mesures prenez-vous pour qu’Advens devienne ce « pure player européen de référence de la cybersécurité en Europe » ?

    Nous investissons beaucoup dans notre capital humain. Advens comptera presque 400 collaborateurs au début 2023 et nous en recruterons une centaine de plus tous les ans. Le groupe enregistre également une forte croissance organique du fait d’un niveau élevé de satisfaction de s collaborateurs et clients. Nous faisons le maximum pour répondre à leurs attentes car il devient compliqué de recruter les bons talents et de les conserver. Et cela fonctionne. Notre taux de départs est trois moins élevé que dans le secteur IT en général. Enfin, Advens a investi récemment 3 M€ dans sa R&D et des logiciels tiers afin d’améliorer encore ses services.

    Advens peut-il devenir un leader européen de la cybersécurité sans ouvrir des filiales à l’étranger, sachant que vous ne réaliserez « que » 70 M€ de CA d’ici 2024, et qu’en France pour l’instant ?

    Non, c’est même la prochaine étape de notre plan stratégique. Advens prévoit d’ouvrir dès 2023 ses premiers bureaux en Europe continentale, tant en croissance organique que grâce à des acquisitions. Mon ambition n’est pas de créer juste une bureau dans un autre pays, mais bien un « Advens Bis », structure où le groupe dupliquera ses meilleurs processus et expertises, tout en préservant ses valeurs. Je vais annoncer en novembre 2022 le montage d’une première équipe, de taille déjà significative, dans un pays européen non francophone.

    Quels pays européens ciblez-vous en priorité pour ces implantations?

    L’Espagne, l’Italie, le Benelux et l’Allemagne. Je précise qu’Advens est déjà actif au Benelux même si les affaires locales sont traitées depuis la France.

    Pas d’acquisitions en vue pour accélérer l’implantation d’Advens en Europe dès 2023 ?

    Effectivement, une acquisition permet souvent de s’implanter plus rapidement dans un pays. Advens étudie d’ailleurs déjà quelques cibles avec l’aide de Capza, fonds qui est entré mi-2021 dans notre capital à un niveau minoritaire. Le groupe a aussi refusé des dossiers, souvent parce que les sociétés qui acceptent de se vendre ne sont pas forcément les plus rentables… ou compatibles avec nos valeurs.

    Comment Advens finance-t-il sa croissance et ses futures acquisitions ?

    Alexandre Fayeulle, le fondateur d’Advens en 2000, a fait entrer des fonds, dont Capza, afin de nous aider à réaliser des acquisitions, mais il souhaite conserver la maîtrise de l’essentiel de son capital. En outre, le groupe dispose d’une bonne trésorerie grâce à sa croissance soutenue (+40% en 2021), ce qui lui permet d’auto-financer ses investissements, voire de s’endetter si nécessaire.

    Quelle est la demande réelle des entreprises pour investir dans un SOC-as-a-Service, l’un des produits-phares d’Advens, ou dans une « Sécurité-as-a-Service » ?

    Elle est majeure. Cette offre représentera bientôt plus des 2 tiers de l’activité d’Advens, contre près de 50 % en 2022. En effet, comme il est difficile et coûteux de monter un Centre de Services en Cybersécurité (SOC) en interne, mais aussi de trouver les cyber compétences nécessaires pour le faire tourner 24/7, beaucoup de sociétés renoncent à en créer un. Advens leur propose donc un SOC industrialisé et mutualisé abordable. Le groupe a investi très tôt dans les bons outils et le machine learning. Cela nous a permis de réduire les seuils de détection des menaces et la taille de l’entrée de l’entonnoir qui alimente en alertes les analystes pour ne pas les surcharger inutilement. Je précise également que nous avons verticalisé cette offre « SOC-as-a-Service », afin d’en faciliter l’accès à des acteurs du secteur médical par exemple.

    Cette offre fait-elle pas d’Advens un fournisseur de services de cybersécurité infogérés (MSSP) ?

    Advens n’est pas un fournisseur de services de cybersécurité infogérés au sens littéral du terme, car nous opérons surtout des processus de détection et de réponse aux cyber incidents (MDR) pour nos clients, et non pas une technologie en particulier.

    Pourquoi avoir enrichi cette année les services proposés par votre équipe de réponse à incidents (Cert – Computer Emergency Response Team) ?

    Advens veut être capable de proposer à ses clients tous les services en cybersécurité, y compris au niveau de la réponse à incidents (Cisrt). Créée en 2020, notre cellule de crise Cert dispose depuis 2022 de nouveaux outils et processus lui permettant de mieux détecter et de fournir du renseignement sur les cybermenaces.

    Advens va-t-il créer sa propre Ecole de formation à la cybersécurité et à quelles fins ?

    Il existe une vraie pénurie de compétences en cybersécurité, ainsi que des problèmes d’inclusivité et de diversité dans notre secteur. Ainsi, notre association Linked Out aide les personnes précaires à retrouver un emploi. Certaines d’entre elles pourront aussi être formées dans l’école en Cybersécurité qu’Advens lancera en 2023 avec l’aide de la société de formation Simplon. Pour l’instant, nous sommes partenaires de Microsoft qui a ouvert cette année, avec Simplon également, l’Ecole Cyber Microsoft by Simplon dont l’ambition est de former avec nous 100 demandeurs d’emploi dès la première année.

    Pourquoi avoir lancé le fonds de dotation Advens For People and Planet ?

    Quand j’ai rejoint Alexandre Fayeulle il y a 5 ans, j’ai découvert grâce à lui l’entreprise que j’aurai souhaité créer car il l’a doté d’un projet sociétal et environnemental, sans négliger ses ambitions pour autant. Nous partageons une vraie conviction profonde face à l’urgence de répondre aux enjeux sociétaux et écologiques. Nous avons décidé que 50 % de la valeur financière du groupe, soit environ 3 fois notre chiffre d’affaires annuel, financera désormais l’Advens for People and Planet, un fonds de dotation non lucratif.

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  • Monday 10 October 2022 - 11:43
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     (AFP) – Le chef de l’agence de cybersécurité allemande (BSI), Arne Schönbohm, va être révoqué après des informations de médias faisant état de liens avec une association présumée proche des services secrets russes, a-t-on appris auprès de sources gouvernementales lundi.

    « Un changement au poste de président du BSI va intervenir rapidement« , ont précisé ces sources. Le ministère de l’Intérieur a déclaré de son côté « prendre au sérieux » les
    allégations contre Arne Schönbohm, et « enquêter de manière exhaustive » à ce sujet. « Le ministère étudie toute les options sur la façon de gérer cette situation« , a-t-il ajouté sans préciser davantage.

    Arne Schönbohm est mis en cause en raison de ses contacts présumés avec une association baptisée « Cyber-Sicherheitsrat Deutschland » (Conseil allemand de cybersécurité), elle même soupçonnée d’avoir des contacts avec les milieux du renseignement russe. Ces liens ont fait l’objet d’investigations récemment présentées dans
    l’émission de la chaîne de télévision publique « ZDF Magazin Royale ».

    L’association, cofondée par M. Schönbohm et basée à Berlin, conseille les entreprises, agences gouvernementales et responsables politiques sur les question de cybersécurité.
    Lundi, elle a qualifié les accusations selon lesquelles elle serait sous influence russe « d’absurdes« .
    Selon le quotidien des affaires Handelsblatt, M. Schönbohm fait l’objet d’un « grand mécontentement » au sein du gouvernement. La présentation du rapport annuel du BSI par M. Schönbohm et la ministre de l’Intérieur Nancy Faeser jeudi a été annulé, affirme plusieurs médias.

    Ce limogeage de facto interviendrait alors que l’Allemagne a subi samedi un sabotage ferroviaire de grande ampleur, pour lequel certains ont évoqué la piste russe dans le contexte de la guerre en Ukraine. Un sectionnement de câbles de communication stratégiques pour les trains avait paralysé le trafic pendant trois heures dans le nord du pays.

    Moscou a été accusé à plusieurs reprises de cyber-espionnage contre Berlin, avant même le début de l’invasion russe en Ukraine. La Russie est notamment rendue responsable d’un piratage informatique à grande échelle qui a visé en 2015 les ordinateurs du Bundestag et les services de la chancelière d’alors Angela Merkel, ainsi que l’Otan et la chaîne de télévision francophone TV5 Monde.

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  • Monday 10 October 2022 - 11:00
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    50 % des responsables de la sécurité interrogés en France dans une étude de Gigamon, un spécialiste de l’observabilité avancée, pensent que le marché de la cyberassurance exacerbe la crise des ransomwares.

    Selon l’étude « L’état des ransomwares en 2022 et au-delà »*, la prolifération des ransomwares force les entreprises à déployer de nouveaux outils de détection, de lutte, de sauvegarde et récupération des données. Les cyberassurances sont également citées comme une autre solution vers laquelle les professionnels de la sécurité se tournent face aux attaques.

    63 % des DSI et RSSI confirment que la cyberassurance est un des composants de la stratégie de cybersécurité de leur entreprise (voir graphique). Mais 50 % déclarent néanmoins que les cyberassurances exacerbent très probablement la crise des ransomwares. Ils sont encore nombreux à considérer que le paiement des rançons est contre-productif, alimentant à leurs yeux la cybercriminalité. Par ailleurs, il déresponsabiliserait les entreprises qui seraient moins enclines à s’équiper d’outils ou de solutions de détection et de protection adaptés.

    Pour aller plus loin, lire notre dossier Assurance des risques cyber – Entre incitation et durcissement (solutions-numeriques.com)

     

    *Vitreous World a analysé, pour le compte de Gigamon, les témoignages de 1 020 décideurs IT et sécurité sur six marchés mondiaux clés : les États-Unis, le Royaume-Uni, la France (200), l’Allemagne, l’Australie et Singapour en juin 2022.

    Pour les résultats complets de l’étude, cliquez ici

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  • Monday 10 October 2022 - 10:29
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    Selon l’étude de KPMG « CEO Outlook 2022« *, le contexte économique contraint les dirigeants à revoir leurs stratégies tech et digitale.

    Si, en raison de la récession anticipée par les dirigeants, 78 % d’entre eux à l’international et 70 % des français ont ainsi pris ou vont prendre dans les 6 prochains mois des mesures pour mettre en pause ou circonscrire leur transformation digitale, le risque cyber reste un enjeu stratégique majeur pour les entreprises. En France, 87 % (et 77 % à l’international) estiment que la sécurité de l’information est une fonction stratégique et une source potentielle d’avantage concurrentiel pour leur entreprise.

    Le contexte géopolitique constitue particulièrement une source de préoccupation : 79 % des dirigeants français (72 % à l’international) affirment que l’incertitude géopolitique suscite des inquiétudes quant au risque de cyberattaques pour les entreprises.

    Face à ces menaces, les dirigeants se déclarent confiants et préparés : en France, 75 % d’entre eux déclarent avoir un plan pour faire face aux attaques par rançongiciel (72 % chez les dirigeants internationaux).

    Source KPMG

     

    *Cette 8e édition de l’étude internationale CEO Outlook 2022 de KPMG a été menée entre juillet et août 2022 auprès de 1 325 dirigeants internationaux. Tous les répondants ont un chiffre d’affaires annuel supérieur à 500 millions de dollars US et un tiers des entreprises interrogées ont un chiffre d’affaires annuel supérieur à 10 milliards de dollars US.

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  • Monday 10 October 2022 - 10:19
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    Joe Biden a signé le 7 octobre 2022 un décret pour renforcer les garanties que mettront en œuvre les États-Unis afin de mieux protéger les données personnelles, des Européens notamment. Ce texte pourrait faciliter l’implémentation de la nouvelle version du système de protection des données (FDP) entre l’Union européenne et les États-Unis. Ce « Privacy Shield 2.0 » pourra-t-il passer enfin le test de la Cour de justice européenne ? Max Schrems, le président de Noyb, en doute.

    « Les flux de données transatlantiques sont essentiels à la relation économique entre l’UE et les États-Unis, qui représente 7 100 milliards de dollars. Le FPD UE-États-Unis rétablira une base juridique importante pour les flux de données transatlantiques en répondant aux préoccupations que la Cour de justice de l’Union européenne a soulevées en invalidant l’ancien cadre du bouclier de protection de la vie privée UE-États-Unis en tant que mécanisme de transfert de données valide en vertu du droit communautaire » explique le 7 octobre 2022 la Maison Blanche.

    Selon son locataire, ce décret renforce un ensemble « déjà rigoureux » de mesures de protection de la vie privée et des libertés civiles pour les activités de renseignement des États-Unis. Il fait référence indirectement à l’application de lois américaines, telles que le Cloud Act, qui permettent à ses agences de renseignement de s’emparer et de consulter les données traitées ou hébergées par toutes les sociétés américaines, dont les célèbres Gamma (ex-Gafam) qui sont souvent dans le collimateur de l’administration américaine.

    L’administration américaine explique qu’elle va créer, sans en préciser la date, un « mécanisme indépendant et contraignant permettant aux personnes des États et des organisations d’intégration économique régionale remplissant les conditions requises, tels que désignés par le décret, de demander réparation si elles estiment que leurs données personnelles ont été collectées par les services de renseignement américains d’une manière qui viole la législation américaine applicable ».

    Le décret américain sera-t-il validé par l’EDPB et la CJEU ?

    Ce décret américain va dans le bon sens. Mais sera-t-il validé par l’Union européenne et le Conseil européen de la protection des données (EDPB), l’organisme européen qui supervise toutes les agences européennes de protection des données, dont la Cnil ? Ce dernier se félicitait en avril 2022 d’un accord politique sur un futur Privacy Shield 2.0. Toutefois, il demandait déjà à l’époque des éclaircissements sur les propositions concrètes de la Commission européenne et des Etats-Unis pour s’engager.

    Max Schrems, le président de Noyb qui est à l’origine notamment de l’arrêt « Schrems II », ne voyait d’ailleurs pas à l’époque comment ce texte pourrait passer le test de la Cour de justice européenne (CJEU). Les accords précédents ayant échoué deux fois à cet égard.

    Quant à Paul-Olivier Gibert, le président de l’association des DPO (AFCDP), en doute même s’il affiche un optimisme raisonnable : « Le texte signé par Joe Biden qui encadre l’accès aux données par les services de renseignement est nécessaire, mais il est en lui-même insuffisant pour rétablir la sécurité juridique des échanges de données transatlantiques : les prochaines étapes nécessiteront la vigilance des acteurs ».

    Sinon, on a également appris la semaine dernière que la Grande-Bretagne remplacera le RGPD européenne par son propre système, qui devrait être nettement moins lourd et contraignant.

    La Maison Blanche donne des précisions sur son décret

    Le décret exige tout d’abord que ces activités de renseignement des États-Unis ne soient menées que dans la « poursuite d’objectifs de sécurité nationale définis, qu’elles prennent en considération la vie privée et les libertés civiles de toutes les personnes, indépendamment de leur nationalité ou de leur pays de résidence, et qu’elles ne soient menées que lorsque cela est nécessaire pour faire progresser une priorité validée en matière de renseignement et uniquement dans la mesure et d’une manière proportionnées à cette priorité ». Certes, mais où commence la liberté des uns et où se terminent celle des autres ? Et qu’entend l’administration américaine quand elle dit en gros que ce décret ne s’applique pas quand il s’agit de « faire progresser une priorité validée en matière de renseignement », selon qui et au bénéfice de qui ?

    Le décret rend obligatoire le traitement des informations personnelles collectées… par un nouveau mécanisme à plusieurs niveaux

    Ensuite, le décret rend obligatoire le traitement des informations personnelles collectées par le biais d’activités de renseignement, sans en préciser de quelle façon. Il étend aussi les responsabilités des responsables juridiques, de la surveillance et de la conformité « afin de garantir que des mesures appropriées sont prises pour remédier aux incidents de non-conformité ». Si oui, lesquelles concrètement ? La Maison Blanche précise juste qu’elle « exige que les éléments de la communauté du renseignement des États-Unis mettent à jour leurs politiques et procédures afin de refléter les nouvelles mesures de protection de la vie privée et des libertés civiles contenues dans le décret ».

    Cela dit, l’administration américaine précise qu’elle va créer un « mécanisme à plusieurs niveaux pour les personnes des États et des organisations d’intégration économique régionale admissibles, tels que désignés conformément par les services de renseignement, afin d’obtenir un examen et une réparation indépendants et contraignants des plaintes selon lesquelles leurs informations personnelles collectées par le renseignement américain ont été collectées ou traitées par les États-Unis en violation du droit américain applicable, y compris les garanties renforcées du texte ».

    Indépendants, les juges de la CLPO pourront déterminer les mesures correctives appropriées si besoin

    Dans le cadre du premier niveau, l’officier de protection des libertés civiles du bureau du directeur du renseignement national (CLPO) mènera une enquête initiale sur les plaintes admissibles reçues, afin de déterminer si les garanties renforcées par le décret ou d’autres lois américaines applicables ont été violées et, le cas échéant, de déterminer les mesures correctives appropriées. « Le décret renforce les fonctions statutaires existantes de la CLPO en établissant que sa décision sera contraignante pour la communauté du renseignement, sous réserve du deuxième niveau de contrôle, et fournit des protections pour garantir l’indépendance des enquêtes et des décisions de la CLPO ».

    En tant que deuxième niveau de contrôle, le décret autorise et charge l’Avocat Général d’établir une Cour de révision de la protection des données (« DPRC ») – l’équivalent du Conseil européen de la protection des données (EDPB) ? –, afin d’assurer un contrôle indépendant et contraignant des décisions de la CLPO, sur demande de la personne concernée ou d’un élément de la communauté du renseignement. « Les juges de la DPRC seront nommés en dehors du Gouvernement américain et ils auront une expérience pertinente dans les domaines de la confidentialité des données et de la sécurité nationale, examineront les cas de manière indépendante et bénéficieront de protections contre la révocation ».

    Les décisions de la Cour de Révision de la Protection des Données seront contraignantes

    Les décisions du DPRC concernant l’existence d’une violation du droit américain applicable et, le cas échéant, les mesures correctives à mettre en œuvre, seront contraignantes. Pour améliorer encore l’examen du DPRC, le décret prévoit que ce dernier pourra choisir un avocat spécial dans chaque cas qui défendra les intérêts du plaignant dans l’affaire. Il s’assurera que le DPRC est bien informé des questions et de la loi concernant l’affaire. Le procureur général a publié aujourd’hui un règlement d’accompagnement sur l’établissement de la CRDP.

    Enfin le décret demande au Conseil de surveillance de la vie privée et des libertés civiles « d’examiner les politiques et les procédures de la Communauté du renseignement pour s’assurer qu’elles sont conformes au décret et de procéder à un examen annuel de la procédure de recours, notamment pour vérifier si la Communauté du renseignement s’est pleinement conformée ».

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  • Monday 10 October 2022 - 10:11
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    Vendredi 7 octobre, les chercheurs de Bitdefender ont alerté sur une campagne de cryptojacking ciblant les utilisateurs Microsoft OneDrive en vue d’installer des logiciels malveillants de crypto mining.

    Entre le 1er mai et le 1er juillet 2022, Bitdefender indique avoir détecté plus de 700 cas de crypotjacking OneDrive.Pour mener à bien leur attaque, les cybercriminels exploitent les vulnérabilités connues de type DLL side-loading, leur permettant de passer sous les radars de détection. « Bien que l’objectif de cette campagne soit le cryptojacking, cette technique pourrait tout à fait être utilisée pour déposer des ransomwares, des spywares et autres malwares sur le système de la victime » selon l’éditeur.

      « Nous appelons les utilisateurs de OneDrive à rester en alerte, de s’assurer que leur antivirus et que leur système d’exploitation sont à jour et d’appliquer les indicateurs de compromission à leurs outils de prévention, détection et réponse aux attaques au niveau de leur endpoints (EDR) », recommande Bogdan Botezatu, Directeur Threat Research and reporting de Bitdefender.

    Le spécialiste ajoute : « Il est à noter que Microsoft a évidemment conscience de ce type d’attaque et recommande aux utilisateurs d’installer OneDrive en mode « per-machine » (ndlr, par machine et non par utilisateur), car cela empêche tout accès non autorisé au dossier de l’application ».  

     

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  • Monday 10 October 2022 - 09:52
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    Après avoir détecté une activité inhabituelle sur son réseau la semaine dernière, Lloyd’s of London a réinitialisé ses systèmes informatiques.

    « Lloyd’s a détecté une activité inhabituelle sur son réseau et nous enquêtons sur le problème », a déclaré un porte-parole aux medias. « Par mesure de précaution, nous réinitialisons le réseau et les systèmes de Lloyd’s. Toute la connectivité externe a été désactivée, y compris les plateformes d’autorité déléguée de Lloyd’s. »

    S’agit-il d’une cyberattaque ? Lloyd’s of London étudie cette possibilité, sans en dire davantage. Rappelons que l’organisation a condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie et soutenu les sanctions contre Moscou.

    Par ailleurs, elle a demandé à ses membres assureurs d’exclure à partir de mars 2023 la couverture des cyberattaques étatiques. C’est dans un bulletin publié à la mi-août que l’organisation a indiqué vouloir que « toutes les polices autonomes contre les cyberattaques comprennent, sauf accord du Lloyd’s, une clause appropriée excluant la responsabilité pour les pertes résultant d’une cyberattaque soutenue par un État ». 

     

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