Tehtris, l’éditeur français d’une plateforme de détection et de réponses aux cybermenaces (eXtended Detection and Response) a réussi à la rentrée sa deuxième levée de fonds, d’un montant de de 44 millions d’euros cette fois-ci, dont 36 millions d’investissement en capital.
Fondée en 2010 par Éléna Poincet et Laurent Oudot, Tehtris emploie 260 collaborateurs en Europe. L’éditeur français d’une plateforme de détection et de réponses aux cybermenaces (eXtended Detection and Response) avait déjà levé 20 M€ en novembre 2020. Il avait utilisé cette somme pour ouvrir des filiales en Allemagne, en Espagne, au Japon et au Canada et afin d’améliorer son support commercial et technique 24h/7.
La plateforme XDR (eXtended Detection and Response) de Tehtris détecte et neutralise les cybermenaces en temps réel et sans action humaine dans les entreprises et les administrations publiques.
Les fonds levés en capital développement sont destinés à accélérer le développement de l’entreprise en poursuivant les recrutements massifs (300 emplois en cours de création), l’innovation constante dans le développement des solutions, ainsi que le développement de ses forces commerciales, au service de ses clients et partenaires.
« Il n’y a jamais eu autant de cyber-attaques et d’intrusions réussies sur la planète. Cette contribution au capital de croissance soutient notre stratégie de recherche et développement et d’innovation constante dans la course aux armements en cours. La rapidité des défenseurs sera l’un des facteurs clés de la résilience des infrastructures numériques », explique Laurent Oudot, directeur technique et confondateur de Tehtris.
Ce deuxième tour de table a été mené par Jolt Capital, un spécialiste de l’investissement en capital, accompagné des fonds historiques de série A, Tikehau Ace Capital, un spécialiste de l’investissement en capital spécialisé dans la sécurité numérique, Open CNP, le fonds de capital-risque de CNP Assurances, et Co-Investissement Nouvelle-Aquitaine (NACO).
Selon une étude* dePrestaShop, une plateforme d’e-commerce, 4 marchands sur 10 ont été victimes d’une cyberattaque depuis le début de leur activité. Mais ils savent réagir vite.
Les e-commerçants français sont légèrement moins touchés puisqu’ils sont 41 % à indiquer avoir été victimes d’une cyberattaque depuis le lancement de leur site. Les attaques sont diverses mais viennent principalement de bots malveillants (43 %), d’attaques DDoS (33 %) et d’injections SQL (30 %). Rares sont les marchands français qui ont été victimes de plusieurs attaques, ils ne sont que 14 % à en déplorer plus de 3 depuis le début de leur activité.
Ces attaques ne sont pas sans impact sur l’activité, notamment en termes d’indisponibilité des services, première conséquence pour 60 % des sondés français. A l’inverse, l’étude révèle que, tous pays confondus cette fois, peu de marchands ont subi des vols de données (14 %) ou des détournements de clientèle (10 %).
90 % des attaques sont résolues en moins d’une journée
Si les services sont indisponibles, ils ne le restent pas longtemps grâce à la réactivité et à la proactivité des e-commerçants. En France, 90 % des attaques sont résolues en moins d’une journée, dont 27 % dans l’heure suivante. L’intervention d’un prestataire externe a été la solution de plus d’un e-commerçant français sur deux (53 %).
Cette résolution rapide peut expliquer le faible impact sur l’activité des marchands. Seulement 3 % ont dû faire face à un impact financier important. Il est à noter qu’aucun n’a risqué la faillite suite à une cyberattaque.
* Cette enquête a été réalisée par le biais d’un questionnaire auto-administré en ligne entre le 12 et le 20 septembre 2022 auprès de 115 commerçants du Club Million PrestaShop en France, Espagne, Italie, Pologne et Amérique latine. Les marchands du PrestaShop Million Club sont ceux gérant leur activité e-commerce sous PrestaShop et qui génèrent plus d’un million de GMV (gross merchandise value) par an.
Cybermalveillance.gouv.fr, en collaboration avec le groupe AFNOR, le Campus régional de Cybersécurité et de Confiance numérique Nouvelle-Aquitaine (C3NA) ainsi que le Centre de formation de l’ANSSI (CFSSI) annonce la création d’un référentiel de compétences pour les prestataires en cybersécurité.
C’est à l’occasion de la 22ᵉ édition des Assises de la Sécurité que Cybermalveillance.gouv.fr et ses partenaires ont annoncé ce référentiel de compétences en cybersécurité en libre accès. Il est destiné aux TPE-PME ainsi qu’aux petites collectivités et collectivités de taille intermédiaire, au travers des organismes de formation, pour accompagner les prestataires de services informatiques dans le développement de leur expertise dans ce domaine.
En 2021, Cybermalveillance.gouv.fr avait lancé le label ExpertCyber en collaboration avec Cinov Numérique, la fédération EBEN, NUMEUM, France Assureurs et le groupe AFNOR, afin de reconnaître l’expertise en sécurité numérique d’un prestataire informatique dans 3 domaines : la sécurisation, la maintenance et l’assistance. Aujourd’hui, 200 prestataires sont labellisés.
Un premier niveau de réponse à la pénurie de compétences
Ce premier référentiel vise à clarifier les compétences à acquérir pour l’obtention de ce label. Il intègre tous les aspects essentiels du métier de prestataires cyber de premier niveau autour des domaines de la sécurisation, du maintien en conditions opérationnelles et de sécurité et de la remédiation. Il sera mis gracieusement à la disposition du plus grand nombre dès le 1er trimestre 2023, afin que chaque organisme de formation puisse s’en inspirer pour créer des formations adaptées avec un socle commun de connaissances.
« Le label ExpertCyber a été initialement créé pour identifier les prestataires possédant une expertise de premier niveau en termes d’assistance et d’accompagnement des entreprises sur les questions de cybersécurité. Le référentiel vise à clarifier les compétences à acquérir pour l’obtention de ce label : il permettra ainsi aux entreprises d’identifier les thématiques sur lesquelles elles doivent encore progresser ! Plus largement, ce référentiel permettra aux organismes de formation qui le souhaitent de créer des modules – voire des parcours – de formations adaptés aux différentes compétences identifiées, afin de répondre aux besoins des prestataires et in fine de leurs clients », a indiqué Aurélie Bauer, Cheffe du CFSSI, le centre de Formation à la Sécurité des Systèmes d’Information de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information.
A travers cette collaboration, Thales propose une offre conjointe de services renforcés de détection et de réponse aux menaces cyber au sein des environnements cloud avec Microsoft en s’appuyant sur les solutions natives Microsoft Sentinel et Microsoft Defender.
Les services de détection et de réponse de Thales combinent l’expertise et les processus des Security Operations Centers (SOC) du groupe avec les technologies de sécurité Microsoft pour « fournir des services à haute valeur ajoutée aux équipes de sécurité et aux RSSI des administrations, des opérateurs d’importance vitale mais également de toutes les entreprises du secteur privé« , indique Thales dans un communiqué.
Cette nouvelle offre de service SOC est disponible sur la plateforme App Source de Microsoft.
Pour ses dernières Assises en tant que DG de l’ANSSI, Guillaume Poupard a fait un discours d’ouverture du salon sous forme de bilan et de recommandations pour son successeur. Il préconise de passer à une échelle plus grande sur les sujets les plus importants : la souveraineté et la coopération européenne, ainsi que les territoires.
Le rendez-vous annuel des professionnels de la cybersécurité s’est ouvert le 12 octobre à Monaco, après deux années éprouvantes pour les équipes de sécurité, qui ont eu néanmoins comme effet positif une prise de conscience généralisée de l’importance du triptyque à la base du fonctionnement des entreprises modernes : le numérique, de préférence dans le Cloud et dûment sécurisé.
Chaque édition du salon est l’occasion de faire le point sur les évolutions de l’année écoulée et sur les perspectives d’avenir. Sur ce dernier point, le directeur de l’ANSSI, Guillaume Poupard, a délivré un discours d’ouverture qui peut s’apparenter à une feuille de route pour son successeur. Il a ainsi souligné la nécessité d’une collaboration à tous les niveaux, nationaux et européens, pour passer à l’échelle sur un certain nombre de sujets « dans un contexte particulièrement difficile et qui met au défi notre manière de voir la cybersécurité et nos méthodes ». En clair, il demande à toutes les parties prenantes, gouvernements, entreprises, éditeurs, organismes de régulation et associations de professionnels, de globaliser et d’unir leurs efforts, car « l’enjeu est stratégique ». « L’élévation de notre niveau de cybersécurité passera également par le renforcement de la coopération européenne et avec l’OTAN ».
La cybersécurité ne passe pas par un seul domaine d’excellence
Le DG de l’ANSSI entérine par cette proposition le constat que le domaine est un empilement complexe de plusieurs technologies, de compétences diverses et variées, de réglementation et de formation : « La cybersécurité ne passe pas par un seul domaine d’excellence, mais plutôt par la capacité à traiter toute une mosaïque hypercomplexe de sujets ». Le changement d’échelle préconisé par Guillaume Poupard est ainsi une véritable « montée en collaboration » aussi bien à l’échelle intérieure de la France qu’au niveau des entreprises et de l’Europe.
« La cybersécurité ne passe pas par un seul domaine d’excellence, mais plutôt
par la capacité à traiter toute une mosaïque hypercomplexe
de sujets »
Il estime nécessaire d’agir simultanément à plusieurs niveaux afin d’aligner les prérequis à un numérique européen souverain et sécurisé. Le premier activé est la réglementation, qui permet la création d’un espace commun efficacement défendu contre les convoitises. « bien utilisée, la réglementation est efficace », a-t-il indiqué, en évoquant les négociations actuelles autour de la directive NIS 2. De ce point de vue, l’Europe est en bonne voie. Les transpositions de la directive dans les réglementations nationales vont permettre de constituer une avancée incontestable vers une sécurité numérique européenne.
Permettre à chacun de prendre en main sa prévention
La prévention est le second levier selon Guillaume Poupard, qui constate qu’il y a « encore de très gros efforts à faire, pour permettre à chacun de prendre en main sa prévention ». En effet, si certains groupes et entreprises contraintes (OIV, OSE…) ont fait de notables avancées sur le sujet, les organismes publics, les PME et les ETI doivent s’approprier le sujet. Pour les y aider, l’ANSSI va publier un guide pour les acteurs publics et les collectivités locales. Ce vade-mecum pratique permettra de mieux appréhender le déploiement d’outils et de technologies de sécurité cyber.
« Nous allons continuer à développer des référentiels de sécurité et de qualification et les services de sécurité (PAMS, PACS…) ». Il a ainsi rappelé le succès des qualifications comme le PASSI (Prestataires d’audit de la sécurité des systèmes d’information), le PDIS (Prestataires de détection d’incidents de sécurité) ainsi que les référentiels qui permettent de délimiter les périmètres applicatifs en fonction des prestataires vers qui les entreprises vont se tourner pour des solutions sécurisées.
La souveraineté, entre gaulois réfractaires et mondialistes défaitistes
Le DG de l’ANSSI a ensuite abordé la problématique du Cloud de confiance et de son corollaire, la souveraineté numérique. « J’ai hésité à en parler, a-t-il avoué, parce que nous sommes dans un système où il y a une espèce d’injonction de choisir son camps entre les gaulois réfractaires qui veulent être certains que chaque transistor et chaque bit a bien été conçu en France, par de bons Français, et ceux qui considèrent que tout est mondialisé et que toute approche souveraine est vouée à l’échec. Cette injonction est parfaitement insupportable, il y a un juste milieu ». Il préconise pour cela une approche pragmatique et ambitieuse, pousser les startups, les chercheurs et les industriels à être compétitifs. « Je reste convaincu que l’obsession de souveraineté européenne doit rester une obsession », a-t-il conclu.
« Cette injonction est parfaitement insupportable,
il y a un juste milieu »
Enfin, sur la question des effort vers les territoires, Guillaume Poupard a exprimé un mea culpa pour avoir concentré les efforts de l’ANSSI sur les acteurs critiques pour la sécurité nationale. « La question territoriale est essentielle, a-t-il affirmé, mais comment passer à l’échelle ? En reprenant les idées qui ont fonctionné au niveau national et les porter à un niveau territorial plus proche ». Il a évoqué les CSIRT régionaux financés grâce au Plan de relance et dont la dynamique a permis à 12 régions sur 13 d’en bénéficier.
L’intégration des solutions d’Armorblox, anecdotes et Perception Point sur la plateforme Singularity complètent les capacités de Singularity XDR en matière de sécurité des emails, de conformité et de détection des menaces dans le Cloud.
L’association entre le XDR et Armorblox la sécurité des e-mails permet aux équipes sécurité (SecOps) d’approfondir leurs investigations sur les menaces et de réagir immédiatement en cas de compromission d’e-mails professionnels (BEC ou Business email compromise), de fraude financière et de perte de données sensibles. La protection comportementale des e-mails proposée par Armorblox, qui s’appuie sur la compréhension du langage naturel, vient compléter l’approche de Singularity XDR, avec des indicateurs de compromission et des informations détaillées sur les menaces détectées. Ces dernières sont enrichies d’un contexte exploitable, permettant une réponse plus rapide et une réduction des risques.
L’intégration de Perception Point offre, de son côté, une visibilité sur les attaques par e-mails, navigateurs Web et applications de collaboration cloud.
Adopter la conformité automatisée des données
Enfin, la collaboration entre SentinelOne et anecdotes permet d’avoir une vision en temps réel de l’état de conformité et d’accéder à des rapports utiles aux équipes de gouvernance, gestion des risque et conformité (GRC). Grâce à une connexion basée sur l’API, anecdotes collecte des informations sur les équipements, les menaces, la configuration MFA des utilisateurs. Via ces données, qui pourront servir de preuve, il sera possible d’évaluer les contrôles de SentinelOne en se basant sur les principaux cadres de conformité tels que SOC 2, HIPAA, ISO-27001, etc.
(AFP) – Le Sénat a voté mercredi en première lecture l’article du projet de loi « Lopmi » encadrant les conditions de remboursement par les assurances des rançons de cyberattaques, mais au prix de vifs débats.
Le projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur comporte un très important volet numérique et cyber, notamment pour faire face à la forte augmentation de la cybercriminalité. Entre autres mesures, il conditionne le remboursement des cyber-rançons par les assureurs au dépôt de plainte, rapide, de la victime.
Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, soutenu par le rapporteur Marc-Philippe Daubresse (LR), a dû beaucoup argumenter pour s’opposer à une série d’amendements visant à supprimer cette disposition, pointant « un contre-sens » de leurs auteurs. François Bonhomme (LR) a déclaré que cet article venait « affaiblir la position déterminée et constante des pouvoirs publics (…) qui ont toujours recommandé aux entreprises et administrations de ne jamais payer une rançon« . « Le vote de ce simple article met potentiellement en danger nos compatriotes qui vivent à l’étranger par le signal qui sera compris de tous, y compris des groupes terroristes, que le paiement de rançon n’est pour la France qu’une question de modalité et non une question de principe », a renchéri Olivier Cadic (centriste). « Les assureurs pourraient en cas de remboursement être complices de financement d’actes de terrorisme« , a ajouté Nathalie Goulet (centriste).
« L’état du droit aujourd’hui c’est qu’il existe des assurances qui assurent le paiement des rançons« , a expliqué le ministre. « Nous on dit on ne peut permettre aux assurances d’assurer les rançons que s’il y a dépôt de plainte« , pour que la puissance publique puisse avoir connaissance des faits. « Si on supprime cet article, il y aura toujours des assurances qui assurent des rançons, sans que personne le sache« , a-t-il ajouté.
Le Sénat a en outre voté un amendement du socialiste Rémi Cardon ramenant de 48 à 24 heures le délai dans lequel l’assuré doit prévenir les autorités après une cyber-attaque.
Les sénateurs vont poursuivre ce jeudi l’examen de la Lopmi qui prévoit sur cinq ans un effort financier de 15 milliards d’euros pour le ministère de l’Intérieur, dont 8 milliards dédiés au cyber et au numérique.
Les utilisateurs de la solution de signature électronique de DocuSign peuvent s’identifier rapidement avec FranceConnect (fédération d’identités permettant d’utiliser un compte existant pour garantir son identité : Impots.gouv.fr, Ameli.fr, etc…).
Le signataire reçoit une enveloppe DocuSign et est notifié qu’il doit procéder à une vérification d’identité avant de pouvoir signer. Il est ensuite redirigé vers l’ID Verification de DocuSign, où il peut choisir le pays de délivrance de son document d’identité, et s’identifier en sélectionnant une des options disponibles qui inclut FranceConnect. En sélectionnant FranceConnect, il est alors redirigé vers la plateforme FranceConnect pour se connecter à celle-ci avec son compte existant. DocuSign vérifie que le nom, le prénom et le nom d’usage correspondent à ceux de l’enveloppe de signature électronique, puis valide l’identification de l’utilisateur qui peut ensuite signer ses documents.
L’intégration avec FranceConnect est disponible pour les niveaux de signatures simples et avancées (AES). Plus de 38 millions de personnes disposent d’un compte France Connect en France.
Pour les lecteurs de Solution Numériques, voici l’analyse de L’analyse de Chris Goettl, Vice President of Product Management chez Ivanti. Le Patch Tuesday d’octobre concerne principalement les produits Microsoft, mais il inclut une mise à jour pour Adobe Acrobat and Reader (APSB22-46) et sert de prélude à la mise à jour CPU trimestrielle Oracle, qui sortira le mardi 18 octobre. Cette CPU Oracle contiendra sans doute une mise à jour pour Java, qui va déclencher la publication d’une série d’alternatives Java supplémentaires. Ainsi, quelle que soit la version de Java que vous utilisez, attendez-vous à en recevoir des mises à jour dans les quelques semaines à venir.
Octobre est le Cybersecurity Awareness Month (mois de sensibilisation à la cybersécurité).
C’est le mois idéal pour informer les gens sur les sujets liés à la sécurité, dans l’espoir que le monde change et devienne un peu plus cybersécurisé. Dans cet objectif, vous trouverez des conseils de cybersécurité dans cet avis d’expert.
La mise à jour Exchange Server ne contient PAS de correctif pour les vulnérabilités Zero Day signalées le 29 septembre 2022 (CVE-2022-41040 et CVE-2022-41082). Microsoft annonce qu’il publiera les correctifs Exchange supplémentaires dès qu’ils seront prêts. En attendant, il explique dans un billet de blog comment atténuer le problème.
Vulnérabilité Zero Day
Microsoft résout une vulnérabilité du service Système d’événement COM+ Windows, susceptible de permettre l’élévation des privilèges (CVE-2022-41033). Cette vulnérabilité a été signalée à Microsoft par une source anonyme et on a confirmé son exploitation, ce qui accentue l’urgence de sa remédiation. Cette vulnérabilité affecte toutes les versions de l’OS Windows, y compris Windows 7 et Server 2008/2008 R2. Microsoft classe cette vulnérabilité au niveau Important, mais ce classement ne rend pas correctement compte du fait qu’il existe une exploitation confirmée sur le terrain.
Conseil de cybersécurité : une approche de la priorisation de type RBVM (Gestion des vulnérabilités sur la base des risques) tient compte du score CVSS et du niveau de gravité attribué par le fournisseur, mais elle inclut aussi des indicateurs de risque : divulgation publique, exploitation connue, liens avec des malwares et ransomwares, et le fait que la vulnérabilité soit en vogue (figure souvent dans les attaques).
Vulnérabilités divulguées publiquement
Microsoft republie le correctif d’une vulnérabilité Microsoft Exchange susceptible d’entraîner la divulgation d’informations (CVE-2022-30134). C’est l’une des cinq CVE initialement publiées en août. La protection contre ces CVE nécessite des opérations supplémentaires. Il faut activer la Protection étendue Windows, et c’est là que le problème connu intervient. La mise à jour Exchange Server d’août a généré un problème : les sondes Outlook cessaient de fonctionner correctement lorsque la protection étendue était activée et que l’on appliquait la mise à jour d’août. Cette republication résout ce problème connu.
Microsoft résout une vulnérabilité de Microsoft Office pour Mac, susceptible de permettre la divulgation d’informations. Cette vulnérabilité a été classée Important. On parle d’une vulnérabilité divulguée publiquement lorsque des informations sont communiquées au public et pourraient donner aux pirates un avantage pour exploiter cette vulnérabilité avant que le fournisseur ne publie un correctif. Dans le cas présent, la maturité du code d’exploitation de la CVE est Unproven (Non prouvé). L’exposition n’est donc peut-être pas trop grave.
Publication Adobe Acrobat and Reader
Adobe publie une mise à jour pour Adobe Acrobat and Reader (APSB22-46), qui résout six vulnérabilités uniques, dont deux CVE critiques pouvant permettre l’exécution de code arbitraire.
Conseil de cybersécurité : les logiciels en fin de vie présentent des risques pour la sécurité de votre environnement. Plus un logiciel ayant atteint sa fin de vie reste dans votre environnement, plus cela augmente les risques et les coûts potentiels. Un logiciel en fin de vie peut poser des problèmes de support. En cas de défaillance de ce logiciel, le fournisseur n’a aucune obligation d’assurer son support ou de corriger le problème. Du point de vue des risques, les logiciels en fin de vie constituent des cibles. Les réglementations en vigueur stipulent que les logiciels utilisés doivent être pris en charge. Si elle ne s’assure pas que ses logiciels sont pris en charge, une entreprise s’expose soit à des amendes en cas d’échec à un audit, soit à des failles de sécurité.
Mise à jour CPU trimestrielle Oracle
Oracle publie des mises à jour tous les trimestres, le premier mois du trimestre et le mardi le plus proche du 17. En octobre, c’est le mardi 18. Comme nous l’avons dit plus haut, la mise à jour Oracle Java provoque un effet domino. Plusieurs solutions Java alternatives sont mises à jour juste après qu’Oracle publie les dernières mises à jour Java. Azul Platform Core, RedHat OpenJDK, Amazon Corretto, et AdoptOpenJDK se mettent tous à jour dans les semaines qui suivent, pour résoudre un grand nombre des vulnérabilités qu’Oracle traitera dans sa prochaine mise à jour Java. Google Chrome est un autre exemple, car de nombreux navigateurs sont basés sur Chrome Frame, notamment Microsoft Edge (Chromium).
Conseil de cybersécurité : la plupart des éditeurs de logiciels ont un cycle de publication en continu. Cela signifie qu’ils publient le logiciel dès qu’il est disponible. Même si le rythme du Microsoft Patch Tuesday est devenu un point de repère connu de la plupart des entreprises pour lancer la maintenance des mises à jour, il est important de conserver un cycle continu d’évaluation et de priorisation des vulnérabilités. La cadence recommandée pour la mise à jour des systèmes des utilisateurs finaux est toutes les deux semaines ou toutes les semaines, afin de tenir le rythme du cycle de mise à jour en continu de la sécurité des logiciels tiers, en particulier pour les cibles de choix comme les navigateurs.
La cybersécurité est aussi une industrie et des services avec des centaines d’acteurs. Pour permettre aux entreprises de comprendre cette « jungle » , son vocabulaire, ses technologies, et de choisir ses solutions, ses fournisseurs, il fallait un guide. Ce « livre de la jungle » existe, c’est le Guide de la cybersécurité.
La toute nouvelle édition de la « Bible » de la cybersécurité est disponible. Cette 6e édition, présente sur 240 pages un panorama précis du secteur de la cybersécurité.
Consultez le sommairepour lire les articles disponibles en ligne.
Cette édition 2022-2023 débute comme les éditions précédentes par la publication des tribunes des personnalités institutionnelles du secteur, à savoir les dirigeants ou porte-parole de l’Anssi, de Numéum, du Cigref, du Clusif, du Cesin, d’Hexatrust, de l’Afdcp. Et en primeur ,vous lirez une tribune du président de Campus-Cyber, avec les chiffres clés de ce site évènement.
Une grande interview de Thierry Auger, DSI et RSSi du groupe Lagardère ouvre le dossier Tendances. Ce dossier synthétise 5 des grandes problématiques actuelles: la protection du endpoint, la pénurie des talents dans les équipes cyber, les attaques supply-chain, le basculement de la cybersécurité dans le cloud et enfin la convergence IT/OT du secteur industriel.
Un dossier Comprendre décode les concepts de la cybersécurité, il présente un état de l’art qui résume pour les dirigeants d’entreprise, et peut-être aussi les DSI, les mots clé de la technologie.
Le point fort du Guide de la Cybersécurité est son panorama des acteurs du marché. Plus de 700 entreprises sont référencées. Les éditeurs et les prestataires de services spécialisés sont présentés dans des tableaux comparatifs.
Un cahier spécial présente environ 70 acteurs clé. Leaders ou challenger, ils se présentent de façon détaillée sur 1 à 2 pages, permettant aux RSSi, aux DSI, aux décideurs en général, de mieux connaître les offreurs de cybersécurité.